Mercredi 25 avril 2012

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http://www.pakita-boudoir.com/images/dossiersbillets/lectures/IMG2506.jpghttp://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/L.gifectures...
Lecture pour Théo. Il se régale, en demande, en redemande !
Après les séances de travail, il ne veut pas lâcher son livre et me demande l'autorisation de jouer avec.
"Je sais que c'est pour travailler, me dit-il, mais je veux aussi jouer avec les lettres". 
Alors je dis oui, tellement heureuse du rapport qu'il a établi avec l'apprentissage.
Il y a deux jours il m'a demandé s'il pourrait garder les manuels une fois qu'il aurait fini d'apprendre. Je lui dis oui bien sûr et lui demande ce qu'il veut en faire.
"C'est pour si plus tard je rencontre une fille et qu'on a des petits ensemble, comme ça je pourrai leur apprendre à lire moi aussi".
Sourire, bonheur.
Nous en sommes là : 
* les photos sont cliquables

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Et puis quand il en a fini avec la lecture, il va chercher ses feutres et nous fait de beaux dessins. Il essaye aussi d'écrire les chiffres et s'en sort pas mal !

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Tout à l'heure c'était terrible car Théo est venu me voir pour travailler et j'ai du lui dire non. Il ne comprenait pas, parce que d'habitude je suis toujours d'accord. C'est la première fois que quelque chose prime sur son apprentissage.
Il m'a dit que c'était parce que je n'étais pas gentille et aussi que je voulais toujours faire les choses pour moi avant.
C'est dur de l'entendre dire ça, d'imaginer que c'est ce qu'il croit !
Et pourtant, bel et bien, malgré cela, je n'ai pas pu répondre à son attente.
Je lui ai demandé encore une heure de mon temps. Il a accepté.

Qu'est-ce qui peut être plus important que d'instruire mon fils en demande ?
Une lettre. 
Une lettre pour l'inspecteur académique.
Une lettre pour qu'on nous laisse enseigner correctement à notre fils justement.
De la lecture pour ce service qui depuis le début refuse de nous écouter.
Un autre genre de lecture, parce qu'ils ont tant à apprendre eux aussi, et qu'à l'inverse de Théo, ils ne veulent rien entendre.

 
Objet : Contrôle de l’instruction dans la famille
de l’enfant Théo Fache
Courrier recommandé avec AR
 
                                                                                                                     
Monsieur,
 
Faisant suite à votre courrier du 17 mars 2012 nous proposant de vous confirmer notre disponibilité à la date du lundi 30 avril 2012 à 10h00 pour que vous puissiez procéder au contrôle d’instruction en famille de notre enfant Théo,  je vous informe, hélas, que nous ne pourrons être disponibles ce jour-là.
En effet, je viens récemment d’être nommé en remplacement à temps complet au lycée de M... (Savoie). D’autre part, il se trouve que mon épouse, suite à des problèmes de santé vient de se faire extraire 13 dents, avec adaptation d’une prothèse provisoire ce qui lui occasionne actuellement des douleurs et des difficultés pour s’exprimer.
Mon contrat de remplacement portant jusqu’au 17 juin 2012 et pour toutes les raisons qui précèdent dont nous pouvons fournir les justificatifs si besoin est, il serait souhaitable, que votre contrôle soit organisé dans la période de la seconde quinzaine du mois de juin.
Nous tenons à préciser, comme nous l’avons déjà fait dans nos précédents courriers, qu’il ne s’agit pas, pour nous, de s’opposer aucunement au contrôle de l’instruction de notre fils, mais que celui-ci puisse se dérouler dans les meilleures conditions et notamment en notre présence de ses deux parents.
Nous constatons également que votre courrier ne fait toujours pas mention qu’il s’agit d’un contrôle d’instruction (et non de connaissances comme vous l’écrivez pourtant) d’un enfant atteint d’un handicap (Autisme/TED).
Il nous paraît pourtant essentiel que ce fait soit expressément mentionné dans vos courriers comme nous l’avons à chaque fois demandé dans toute notre correspondance : Déclaration d’instruction en famille 2011, déclaration d’instruction en famille 2012 + courriers AR des 4 mai et 3 juin 2011.
Alors que ces courriers formulaient des questions et de demandes précises, il est à noter qu’aucune réponse ne nous a jamais été donnée par vos services, et notamment pour ce qui concerne la dénonciation que vous avez diligentée à notre encontre auprès du procureur de la République et des services sociaux auprès de la Cellule départementale du traitement et d’évaluation des informations préoccupantes de Savoie, information classée sans suite par courrier du 30 janvier 2012.
Il nous a été confirmé à ce titre que cette dénonciation émanait de vos services de l’Inspection académique.
A cette fin, et au titre de la transparence, il serait utile que vous nous transmettiez les pièces concernant cette saisine puisque les services sociaux, que nous avons rencontrés, semblaient n’être même pas au courant qu’il s’agissait d’instruction à domicile d’un enfant handicapé.
Vous comprendrez aisément donc pourquoi nous insistons tellement pour que la situation de handicap de notre enfant soit clairement précisée dans chaque communication le concernant.
Nous ne pouvons vous cacher que notre confiance en vos services est largement entamée par l’attitude que vous avez montré vis-à-vis de notre famille alors que nous avons toujours été parfaitement transparents depuis de nombreuses années avec les divers enseignants référents avec lesquels nous avons eu contact.
Nous ne relevons, de toute évidence, d’aucun mécanisme sectaire quel qu’il soit, ni d’une opposition quelconque à l’éducation nationale étant moi-même enseignant ! 
Par contre, si, comme nous l’avons déjà demandé dans nos courriers précédents, nous demandons que l’inspecteur chargé du contrôle soit sensibilisé à la question spécifique de l’instruction d’un enfant atteint du handicap autisme/TED, nous ne désirons pas la présence d’un quelconque psychologue scolaire ou autre, ce qui au titre de la loi actuelle n’est en aucun cas une obligation.
Si, comme nous le supposons, l’inspecteur chargé du contrôle de l’instruction à domicile (et encore une fois, non des connaissances) à pleinement conscience de la particularité de l’apprentissage pour un enfant autiste, il ne devrait y avoir aucune difficulté à ce qu’un tel contrôle soit aménagé et qu’il soit possible, d’un commun accord préalablement établi, de l’écourter au cas où cette évaluation serait ressentie comme une souffrance pour notre enfant.
Nous ne pouvons un instant imaginer qu’en toute intelligence, nous ne soyons pas pleinement d’accord sur cet objectif primordial qui n’a pour seule finalité que de préserver l’intérêt de Théo.
Nous espérons que cette fois vous voudrez bien apporter une réponse précise et écrite sur ces points afin de lever tout l’inquiétude que nous pouvons avoir en tant que parents d’un enfant différent.
L’année 2012 étant proclamée cause nationale pour l’autisme, il nous paraîtrait surréaliste que vos services continuent de refuser tout dialogue avec nous, la confiance et la transparence étant des principes essentiels aux relations qui doivent régner entre les parents et l’Education Nationale.
 
En espérant que vous saurez excuser et comprendre le ton quelque peu ferme de ce courrier, soyez assuré, monsieur l’inspecteur, de nos salutations respectueuses.


                                                                                     Loup et Pakita
 
 Ensuite, alors que Loup filait à la poste pour l'envoyer en recommandée, j'ai pu m'installer avec Théo de l'autre côté de la table et nous avons découvert les nouvelles pages de son manuel.
 Au bout d'une heure il m'a dit : "on peut faire une petite pause peut-être, mais si ce soir tu n'a pas de travail, on pourra continuer" ?
Quand je vous dis que c'est un bonheur. 
 
 
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Jeudi 19 avril 2012

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http://www.pakita-boudoir.com/images/illutrationbillets/ane.jpg    http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/C.gife n’est pas mon genre de chercher mes mots avant de me lancer dans un billet.
Il faut dire que je me sens particulièrement idiote parce que je me suis fait avoir.
La fameuse annexe destinée aux services de psychologie scolaire que je vous ai présentée dans le billet précédent est un faux.
Voilà ce que je viens d’écrire en édit de ce fameux billet :
 
"La circulaire destinée au service de psychologie scolaire que je mets en fin de billet est un faux.
Je suis désolée et je présente mes excuses à tous ceux qui s'en doutaient et que je n'ai pas crus.
Honnêtement, rien ne me laissait croire que la personne qui l'a présentée chez elle, au milieu d'une analyse sur l'école et l'éducation en famille, et qui surtout met en exergue de son blog : " la culture et le savoir sont des armes contre la dictature de l’opinion et celle des cons" pouvait se permettre d’inclure dans son argument un document falsifié et cela  sans même prendre la peine de l’indiquer à ses lecteurs ! Encore maintenant, je n’en reviens pas.  
Je me suis précipitée, c'est l'un de mes défauts, d'autant que cette annexe servait mes propos.
Que ça me serve de leçon".
 
J’avoue que je suis en colère.
En colère contre moi parce que je me suis précipitée. Il faut dire que ça allait tellement dans mon sens. C’est terrible de dire cela, mais j’étais presque contente de trouver de quoi les dénoncer.  
Mais je suis aussi en colère contre cette personne que j’ai beaucoup lue et qui parle chez elle d’honnêteté intellectuelle et morale et qui n’a à aucun moment indiqué que ce document était un faux.
J’ai vraiment cru cette personne qui semblait vouloir défendre nos droits et ceux de tous les parents.
Je lui ai envoyé deux commentaires mais elle modère ses commentaires et n’a donc ni édité ni répondu aux miens
Loup et moi avons passé la journée (alors qu’on avait autre chose à faire) à chercher sur le Net si ce document existait bien. Nous ne trouvions rien, mais je continuais à croire, parce que, comme je le dis en réponse à certains, j’ai déjà été témoin de tant d’aberrations et celle-ci n’était pas la pire (quoi que).

Finalement, c’est une personne venue chez moi pour me demander la source qui a suivi le lien et a demandé si ce document était vrai. Il lui a été répondu que c’était un faux, voici dans quels termes :
 
« Bien sûr: c’est un faux, mais je pense qu’il est à la fois outrancier dans la forme mais très près de la vérité sur le fond. Mon expérience personnelle est à l’origine de cette grille calquée sur le comportement d’une inspectrice. »

A noter qu’à l’heure qu’il est, je viens de retourner sur le site en question pour voir si enfin mes commentaires avaient été validés.
Il a validé l'un de mes commentaires mais étrangement a retiré celle de la personne et sa réponse comme quoi c'était un faux. Je ne sais pas trop ce qu'il trafique avec ses commentaires.
Voilà ce qu'il me répond :

"Que cette grille t'ai fait hurler, c'est signe qu'elle fonctionne comme une vraie ! En réalité, bien qu'il s'agisse d'un faux, il faut penser que certains inspecteurs ou certaines inspectrices sont capables de raisonner de cette façon (avec un peu de nuance et de modération quand même) mais cette grille est une forme d'entrainement à la guerre avec les inspecteurs(trices) qui viennent armés de préjugés et qui font de l'interprétation très tendancieuse. Que tu l'aies diffusée est un service que tu me rends et que tu rends à certains parents qui ne sont pas prêts à faire face à des cons ! Pour le reste, tu aurais dû remarquer que je suis assez malicieux, mais pour autant, j'ai cherché dans mon expérience d'enseignant et de sociologue, ce à quoi tu dois t'attendre face à des inquisiteurs patentés et maintenant tu es à même de décoder leurs propos et de lire dans leurs pensées".

Ce à quoi je viens de lui répondre :

"C'est n'importe quoi ! Je ne suis prête à rien lorsqu'en face j'ai un mensonge !
Je t'ai peut-être rendu service, mais moi tu m'as fait mentir et rien ne me fait plus vomir.
J'ai édité un faux je te signal, c'est répréhensible par la loi.
Du coup, tout ce que je lis chez toi est sujet à caution.
Je ne validerai jamais ces méthodes".

 
Ce sont des pratiques que je déplore. C’est dommage car, bien contre ma volonté, je dessers la cause et rien ne peut me faire plus de mal. 
Je ne sais pas quoi dire d’autre si ce n’est présenter mes excuses et me sentir bête de croire encore si facilement.
Je dis qu’il ne faut pas être naïf envers le système.
Je crois que je devrais maintenant cesser d’être naïve envers ceux qui semblent être dans la même posture que moi. Les beaux discours ne font pas les belles âmes.
 
Je laisse tout de même le billet en question car il comporte tout un débat, mais je préviens en édit que l’annexe est un faux.
Et je remercie ceux qui sont venu m’alerter, car finalement, j’ai également produit un faux, sans le savoir certes, mais je l’ai fait quand même, et c’est répréhensible par la loi.
Pas le moral Pakita et je me sens comme une gamine qui a fait une grosse bêtise.
Pfff.

http://www.pakita-boudoir.com/images/photospourdeco/signature.gif    http://www.pakita-boudoir.com/images/photospourdeco/moutons2.gif











Lundi 16 avril 2012

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http://www.pakita-boudoir.com/images/dossiersbillets/avectheo/P1390287.jpg
 * Edit du 19 avril à 20h15
La circulaire destinée au service de psychologie scolaire que je mets en fin de billet est un faux.
Je suis désolée et je présente mes excuses à tous ceux qui s'en doutaient et que je n'ai pas crus.
Honnêtement, rien ne me laissait croire que la personne qui l'a présentée chez elle, au milieu d'une analyse sur l'école et l'éducation en famille, et qui surtout met en exergue de son blog : "La culture et le savoir sont des armes contre la dictature de l'opinion et celle des cons" pouvait se permettre d'inclure dans son argument un document falsifié et cela sans même prendre la peine de l'indiquer à ses lecteurs ! Encore maintenant, je n'en reviens pas.
Je me suis précipitée, c'est l'un de mes défauts, d'autant que cette annexe servait mes propos, je l'avoue. Que ça me serve de leçon.

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http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/A.giflors que les élections sont à un jet de pierre, l'éducation nationale par le biais de l'inspection académique continue de nous mettre sur la sellette.
Comme tous les parents qui instruisent en famille, nous devons nous prêter à une inspection, ce que nous n’avons jamais discuté, si ce n’est que cette inspection soit faite, comme la loi le précise, dans le respect de l’état de santé de notre fils.
Or, depuis le début, l’autisme de Théo est perpétuellement nié et ce malgré notre demande pour le moins insistante à ce qu’il soit cité dans tous les courriers et que cette inspection soit faite par des personnes spécialistes de ce handicap.
Non seulement nous avons été de façon illégale dénoncés au procureur de la république pour refus d’instruction d’un enfant, sans qu’il soit cité qu’il était handicapé, mais comme si ça ne suffisait pas, l’inspection académique s’est mis en rapport avec le service des affaires préoccupantes afin d’instruire une enquête à notre égard, toujours sans leur préciser l’état de Théo !
Beaucoup d’entre vous connaissent ce par quoi nous sommes passés et savent également que nous avons gagné cette bataille, puisque les services des affaires préoccupantes ont été sommés par leurs supérieurs de cesser toute enquête à notre encontre estimant qu’elle n’avait pas lieu d’être. Tout cela aura duré un an tout de même !
Ce dernier courrier nous informant de l’arrêt de l’enquête nous mettait en garde de bien accepter le contrôle de l’inspection académique sous peine de réouverture du dossier.
Le temps a passé depuis et nous venons de recevoir une lettre nous informant de ce contrôle.
Le handicap de Théo n’est toujours pas cité.
On nous dit juste que ce sera l’inspecteur de l’académie de Grenoble lui-même qui viendra nous inspecter et qu’il sera accompagné d’une personne spécialisée sans nous en dire plus sur sa spécialité.
Que ce soit cet inspecteur lui-même qui se déplace ne nous plait pas. Ce même inspecteur qui n’a jamais pris la peine de répondre à un seul de nos courriers, qui n’a jamais daigné expliquer sa dénonciation au procureur sans avoir jamais cherché à nous contacter. Qui n’a jamais non plus expliqué pourquoi il avait diligenté les affaires préoccupantes d’enquêter sur nous.
 
Il est stipulé dans la loi que les personnes chargés de l’inspection peuvent dénoncer les parents pour refus d’inspection s’ils estiment que nous  ne voulons pas répondre à leurs questions, où seulement parce qu’ils ont le sentiment qu’on refuse leur autorité.
C’est dire si rien ne nous protège, surtout lorsque la personne chargée de l’inspection est justement celle qui vous a dénoncé préalablement et illégalement.
Qui nous assure qu’il vient en toute bonne foi ? Qui nous assure qu’il ne vient pas terminer ce qu’il n’a pas réussi à faire depuis le début, c’est-à-dire nous obliger à scolariser notre fils en continuant de nier son handicap ou même nous le retirer comme il a tenté de le faire faire par les affaires préoccupantes ?
Qui est cette spécialiste qui l’accompagne ? Une spécialiste de l’autisme ?
Si c’était le cas, ce serait écrit.
On peut donc supposer que ce n’est pas le cas, et que ce sera comme la plupart du temps une psychologue scolaire. Ce qui n’est toujours pas légal puisqu’il ne peut pas nous l’imposer.
 
De plus voilà ce que nous venons de trouver sur le Net.
Je vous laisse lire et déduire par vous-même.
Je vous laisse imaginer ce qu’il va se passer pour nous, sachant que depuis des années nos droits, tous nos droits ont été spoliés et que nous devons d’être encore debout que grâce à notre connaissance de la loi et notre volonté de ne jamais céder.
 
J’aime autant vous dire que cette circulaire interne ne se balade pas sur le net et qu’il a fallu creuser pour la trouver.  
Regardez bien la date : 26-12-2011.
Nous sommes en plein dedans.
La photo est cliquable
 
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Vendredi 6 avril 2012

115 commentaires

http://www.pakita-boudoir.com/images/illutrationbillets/perseecontreaba.jpg  http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/C.gif a fait des années que nous les dénonçons
Comme Cassandre subissant sa terrible punition divine, nous savons, mais personne ne veux nous entendre.
Pour cela nous avons été exclus Loup et moi et nos enfants de toutes les associations d'autisme, nous avons été rejetés par tous les parents d'enfants autistes, nous avons été jugés par toutes les institutions et les médecins qui ont de près ou de loin à voir avec l'autisme, et même par une partie de notre famille et par la plupart de nos amis.
Nous avons toujours tenu bon.
Pour cela nous avons gardé notre fils avec nous, jours après jours, mois après mois, années après années...
Depuis plus de 8 ans maintenant, si nous refusons de confier notre fils à des institutions dédiées à l'autisme c'est parce qu'elles sont toutes sous le joug du comportementalisme.
Ah ! Elle est à la mode cette méthode ! Encensée par la presse, par les parents qui ne savent pas (ou ne veulent pas savoir) quel monstre est en train de manger leur enfant.
Le très célèbre et très apprécié Francis Perrin y a placé son fils et ne cesse de clamer à qui veut bien l'entendre que c'est merveilleux, fantastique, pour ne pas dire, révlutionnaire !
Certes ça coûte cher, très cher même, mais que ne ferait-on pas pour son fils adoré, n'est-ce pas ? Et tant pis pour les milliers d'enfants qui n'y auront jamais droit.
A grand coup de millions d'Euros des écoles expérimentales ont ouvert leurs portes, sans aucun contrôle, sans aucune collaboration avec les spécialistes de l'autisme déjà en place. Choisissant eux-même leurs cobayes et clamant sans discussion possible qu'eux seuls sont aptes à déterminer si oui ou non ces dits cobayes sont finalement guéris. Comme c'est pratique !
Et puis, guéris !!! Guérit-on d'un handicap ? Ils annoncent avec arrogance 50 % de réussite. 
50% ? Quelle que soit la manière d'aborder ce chiffre il est intolérable. D'abord parce que nulle part nous n'avons de preuve etayant ce chiffre et deuxièmement, qu'en est-il alors des 50% restant ? Vu le prix affiché, vu l'empleur des moyens dégagés, vu l'énorme investissement à tous les niveaux des familles consernées ! C'est trop peu, c'est ridiculement peu.

Nous, pauvre RMIstes (à l'époque) n'aurions jamais eu les moyens d'inscrire Théo, mais fi de ces considérations budgétaires, nous n'aurions en aucun cas voulu créditer leur super école expérimentale qui faisait la une de toutes les émissions ! Même si on nous l'avait offert sur un plateau d'argent.
Car nous savons ce qu'est le comportementalisme !

Depuis 8 ans maintenant, je navigue sur le Net, je croise des parents, des formateurs, des responsables, je lis des livres, des articles, je parle avec des "autistes asperger" adultes (autistes dit de haut-niveau) et je SAIS que le comportementalisme est intolérable ! Je sais que le comportementalisme est une abération, une torture, un manquement fondamental aux droits des individus !
D'ailleurs s'il vient en France avec un tel engouement c'est parce qu'il n'est plus toléré au Canada, là où il est né, car justement, les enfants autistes devenus adultes ont porté plainte contre ces méthodes qu'ils ont qualifiées de cruelles et barbares et allant à l'encontre des droits de l'homme.
La semaine suivant cette plainte au Canada, toutes les discussions, tous les forums, tous les compte-rendus disparaissaient du Net !! Plus rien, page blanche.
Et puis après quelques temps de silence, ABA reprenait vie en France.

Loup et moi avons alerté, expliqué, crié : "Non !!! Regardez ce que c'est vraiment" !
Nous avons montré du doigt les incohérences, les failles, preuves à l'appui, les manipulations, les endoctrinements, les incompétances notoires, les motivations cupides...
Conclusion nous sommes aujourd'hui des parias. on nous a accusé d'être des mauvais parents, d'inventer un autisme à notre fils, ou alors de mal s'occuper de son autisme, tout et n'importe quoi, une chose et son contraire, parfois dans la même phrase.
On nous a refusé la validation du diagnostique de Théo (voir ici).
On nous a retiré nos droits à l'aide financière de la MDPH.
On nous a menacés de nous retirer notre enfant.

Et pourtant.
Je vous en prie. Lisez. Lisez tout, jusqu'au bout !
Et surtout, tout le long de votre lecture, rappelez-vous ce que je tente de vous expliquer ici à propos de la fragilité particulière des enfants autistes !
Imaginez Théo entre leurs mains. 
Faites-le.

Je reproduis en son intégralité l'article paru  dans le journal du Net Mediapart
Je n'ai retiré que les vidéos et les liens qui alourdissaient considérablement l'article déjà très long et qui n'apportent pas suffisament pour que ça vaille la peine de vous les imposer.
Si vous voulez en savoir plus sur ABA ou le comportementalisme, le Net regorge d'article promotionnels et mensongers.
J'ai mis le lien vers l'article en question en fin de billet.


 Autisme : un courrier embarrassant pour un centre toujours cité en exemple
03 avril 2012 | Par Sophie Dufau


C'est une plainte bien embarrassante. Il y a un peu moins de dix mois, Fernando Ramos, père de deux enfants autistes, a adressé un courrier à l'agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais afin, raconte-t-il, "d'ouvrir les yeux des pouvoirs publics sur les méthodes utilisées par le centre Camus de Villeneuve-d'Ascq". Selon lui, certaines pratiques employées ici relevaient "de la maltraitance".
La lettre reçue le 7 juillet 2011 par le directeur général de l'ARS a déclenché le 25 août et 9 septembre 2011 la visite de quatre membres de l'équipe d'inspection (IGR). Lesquels ont remis leur rapport le 29 février 2012. Révélé aujourd'hui par Mediapart, il conclut que ce centre présente des "dysfonctionnements" constituant "des facteurs de risques de maltraitance susceptibles d'avoir des répercussions sur les enfants accueillis"...

C'est une plainte bien embarrassante parce que le centre Camus n'est pas une simple structure accueillant des enfants présentant des "troubles sévères du comportement". C'est la tête de pont, en France, de la prise en charge des enfants autistes via la méthode comportementale ABA  (Applied Behavior Analysis, ou en français, analyse appliquée du comportement). Ce centre, qui a ouvert ses portes en juin 2008, a été largement présenté au grand public à l'automne de cette année-là, lorsque l'acteur Francis Perrin a eu carte blanche dans l'émission Envoyé spécial de France-2 pour présenter la méthode et les professionnels qui prenaient en charge son fils Louis, "un enfant presque comme les autres".

De plus, en cette année 2012 où l'autisme a été déclaré Grande cause nationale et où la Haute autorité de Santé a, dans son rapport remis en mars dernier, classé l'ABA dans les "interventions recommandées" dans la prise en charge des personnes présentant des troubles envahissants du développement, c'est très souvent vers ce centre que les médias se tournent pour illustrer la prise en charge des enfants par les méthodes comportementales ou éducatives, comme le fait par exemple Sciences et avenir dans son numéro avril 2012.

Le centre Camus a été créé par Vinca Rivière, maître de conférences à l'université de Lille 3, qui se targue d'avoir fait entrer en France cette méthode comportementale. Emanation de l'association Pas-à-Pas qui en assure la gestion et dont Vinca Rivière est la trésorière, ce centre est fortement soutenu par Xavier Bertrand, ministre du travail, de l'emploi et de la santé.
Enfin, le centre Camus accueille aujourd'hui vingt enfants et attend, pour fin mai ou début juin 2012, l'autorisation de poursuivre ses activités sous le statut d'établissement expérimental sous lequel il fonctionne aujourd'hui.      
C'est dans ce contexte qu'est arrivée la plainte de ce parent.

5 000 euros de formation
Fernando Ramos a deux filles : l'une née en mai 2003 et l'autre en mai 2004. Dès 2006, de l'Auvergne où il vit, cet ouvrier se paie une formation à la méthode ABA avec des psychologues dépêchées par l'association Pas-à-Pas. Un enseignement qui lui a coûté quelque 5 000 euros, auxquels s'ajoutent environ 600 euros par mois pour les supervisions des psychologues, sans compter les frais de déplacement. En 2007, apprenant que cette association allait créer le centre Camus, ce père divorcé déménage dans le Nord, habité par "l'espoir dans cette prise en charge qui promettait la rémission et un accès à une vie normale pour mes filles et toute la famille".

Au début, la plus jeune des filles est contente d'aller au centre et à l'école, au point d'ailleurs que le temps scolaire est augmenté afin de permettre "le développement des interactions sociales". Mais quelque vingt mois plus tard, tout se dégrade. Le père constate "une régression" de sa fille cadette : "Elle ne voulait plus aller au centre ; elle a eu une poussée gigantesque d’eczéma ; elle était redevenue incontinente et se faisait dessus jusqu'à dix fois par jour… " Elle, que des vidéos montrent à l'arrivée dans ce centre calme et gentille, était devenue agressive : "Elle jetait les objets pendant les séances, elle commençait aussi à taper les intervenants", raconte-t-il. Fin 2010 et début 2011, ce père alerte alors la direction du centre en estimant qu'il y avait un problème de prise en charge.

Ainsi écrit-il dans sa lettre : "La mère de mes filles de passage dans le Nord pendant les vacances d’avril est repartie en pleurant lorsqu’elle a vu la psychologue assise sur Alicia pendant 45min dans les toilettes pour ne plus qu’elle bouge". Pour que l'enfant ne jette plus d'objet, une procédure dite "de blocage" était employée, consistant à lui serrer les bras le long du corps : "Tous les soirs je récupérais ma fille avec de très nombreux bleus sur les bras et poignets", poursuit-il dans sa plainte.

De même, il raconte que sa fille a été pendant deux mois régulièrement consignée dans un coin d'une pièce murée par un matelas afin qu'elle ne se cogne pas, et dans le noir absolu, selon la procédure dite du “time out”.
Les punitions, Fernando Ramos ne les conteste pas. Cela, dit-il, "fait partie de la méthode", même "s' il faut mettre le moins souvent possible l'enfant en échec".

L'ABA consiste en un programme de techniques de modification du comportement et de développement de compétences. Toute "réponse correcte est renforcée positivement c’est-à-dire suivie immédiatement par quelque chose de plaisant pour l’enfant (jouet, bravo…)". En revanche, les comportements inappropriés "sont explicitement non renforcés et on procède à l’extinction : le comportement inadéquat est ignoré de façon systématique. Il va alors s’éteindre de lui-même puisqu’il n’est jamais renforcé ni socialement, ni d’aucune façon", est-il expliqué sur ce site de promotion de la méthode.

Sur la vidéo de promotion du centre Camus, nulle trace des "procédures punitives" dénoncées par Fernando Ramos.
Pourtant, Vinca Rivière ne les conteste pas non plus : rencontrée dans le centre de Villeneuve-d'Ascq le 27 mars dernier, elle explique que "le time out, c'est une procédure de punition" se reprenant immédiatement en précisant que "littéralement, c'est une “mise au calme”". Exemple : "Si un enfant a des troubles du comportement associé à des stimulations sensorielles, comme par exemple la lumière, on va faire en sorte que ces stimulations-là ne l'atteignent pas. On va alors réduire la lumière." Plus concrètement ? Elle précise qu'ici, faute de salle particulière, "on occulte la fenêtre". "Il y a des institutions qui mettent un chapeau sur la tête pour occulter la lumière", poursuit-elle, voire une cagoule sur la tête de l'enfant.


Punition par choc électrique
Pour bien faire comprendre la méthode ABA, elle prend un autre exemple : "En analyse du comportement, il y a des procédures de punition par choc électrique. Tout le monde trouve ça scandaleux, mais c'est accepté par le gouvernement hollandais sous certaines procédures pour des troubles sévères et en derniers recours. Ce qu'on appelle “choc électrique”, on le présente en formation en faisant sucer une pile de 9 volts : ça picote la langue. Mais ça suffit à changer un comportement, je l'ai vu en Hollande, et l'efficacité en est démontrée depuis les années 50. La personne au comportement inapproprié (là, explique-t-elle, une femme qui se tapait violemment le menton – ndlr) porte en permanence à la taille une ceinture reliée à un émetteur placé sur sa cuisse. » À distance, « l'éducateur actionne le dispositif grâce à sa télécommande dès qu'elle émet le comportement. Ça produit effectivement un choc. Mais l'important est de voir que cette personne, qui ne pouvait plus rien faire, a diminué son comportement et a pu faire autre chose. On a des cas d'adulte qui ont acquis davantage d'autonomie avec ça. Cette punition-là, elle est efficace si le comportement diminue rapidement, sinon, ce n'est pas une bonne punition. Donc si ça ne diminue pas, on arrête, on va pas mettre du 80 volts !  Mais en France, dès qu'on parle de ça, on pense à Vol au-dessus d'un nid de coucou... », le film de Milos Forman.
 
Les inspecteurs mandatés par l'Agence régionale de santé du Nord-Pas-de-Calais n'ont pas recueilli ce type d'explication. Ils ont simplement examiné les faits relatés par la plainte de Fernando Ramos. Toutefois, leur enquête auprès du personnel confirme que "les hématomes (constatés sur les bras de la fillette) sont consécutifs aux blocages exercés par l'éducateur", et que des temps de time-out, solution pourtant dite "extrême", ont bien été mis en place.
Ils constatent aussi que le père de l'enfant n'a pas signé le programme “diminuer les comportements inadaptés” et que rien ne précise dans les comptes-rendus de réunion dans quelles conditions s'est effectué le time out. Enfin, ils notent que la pratique a continué même après que le père, qui nous raconte en avoir appris l'existence par une éducatrice, en a demandé l'arrêt. "Tous ces manquements sont constitutifs de facteurs de risque de maltraitance", concluent les inspecteurs. 

 

Conclusion

L'inspection visait à examiner la qualité de la prise en charge des enfants et des jeunes accueillis au SACS, à travers l'analyse de l'organisation et du fonctionnement du service.

Les investigations menées par l'équipe d'inspection mettent en évidence des défaillances dans l'organisation et le fonctionnement du SACS, affectant la prise en charge des enfants et constituants, pour certains, des facteurs de risque de maltraitance, notamment : 
  .  Insuffisances dans la circulation de l'information, y compris en direction des parents;
  .  Insuffisance de contrôle de l'organisation du travail et des tâches réalisées;
  .  Insuffisance de supervision des pratiques professionnelles;
  .  absence de formalisation des protocoles de gestion des situations d'urgence et de crise;
  .  absence de partenariat avec d'autres structures ou professionnels de santé;
  .  absence de démarche de prévention et de lutte contre la maltraitance.

Ces dysfonctionnements constituent des facteurs de risque de maltraitance susceptibles d'avoir des répercussions sur les enfants accueillis, ainsi qu'en atteste l'analyse des pièces relatives à la prise en charge de la fille cadette de M.R.


À l'évocation d'une plainte d'un parent, Vinca Rivière balaie les accusations : "Des parents en colère, je peux vous dire que, malheureusement, c'est courant... On voit bien la douleur des parents. Mais quand on dit que l'on a 50 % de résultats, on répète qu'on ne fait pas du 100 %. Maintenant, il y a aussi les problèmes sociaux, les parents qui divorcent... Ça a aussi des conséquences, mais comment aider ? On n'a pas forcément les moyens. Mais nos intervenants, ils sont tout le temps supervisés, ils savent utiliser la punition."
L'encadrement, la formation. C'est pourtant là aussi que le bât blesse.


Un fonctionnement en vase clos
Lors d'une réunion des délégués du personnel, en avril 2011, les éducateurs et les intervenants font part de "leur impression d'être délaissés" et  "l'ensemble des salariés constate qu'il y a un manque de supervision".
Selon les conclusions de l'inspection, "les éducateurs et intervenants nouvellement embauchés bénéficient de deux jours de formation théorique", puis de trois jours d'observation, suivis trois à quatre semaines plus tard d'une formation de deux jours. Sur le papier. Car dans les faits, cette seconde formation "n'a pas été instaurée".
 
En outre, certains parents se plaignent, en conseil de la vie sociale, qu'un turn-over important perturbe la prise en charge.
En effet, depuis l'ouverture du centre, presque la moitié du personnel intervenant auprès des enfants a démissionné et "les arrêts maladie sont journaliers", constatent les inspecteurs au vu des registres de 2010 et 2011. Vinca Rivière rétorque que "dans les structures expérimentales, le turn-over est toujours important. Car l'exigence n'est pas la même que dans les autres structures. (...) Ici, pour assurer la supervision, on demande à chacun de se filmer. Chaque enfant a un caméscope avec lui, et les éducateurs doivent se filmer pour évaluer leur travail et son efficacité sur l'enfant. Alors certes, quand on met une caméra, au début ça fait drôle, mais c'est pour vérifier que les procédures sont bien utilisées."

Les parents se plaignent aussi de ne pas être informés que des stagiaires interviennent auprès de leurs enfants. Fernando Ramos a pour sa part compté dix-sept intervenants en un an auprès de sa fille. "Ceci est ce qui ressortait des plannings, mais ceux-ci n’étant pas fiables, elle en a eu beaucoup plus, écrit-il dans sa plainte. Sans compter les stagiaires qui venaient sans l’accord des parents faire des expérimentations sur les enfants, sans aucun contrôle de la direction, les parents n’ont jamais les résultats de tout ça, nos enfants servent de cobayes."

Assurant proposer pour chaque enfant, à raison d'au moins 30 heures par semaine, la présence constante "d'un, deux, trois, voire quatre adultes dans un cas très difficile", ce centre a naturellement besoin de beaucoup de personnel. Alors durant toute l'année scolaire, des stagiaires en Master 2 “Psychologie spécialité analyse expérimentale appliquée au comportement” de l'université de Lille 3 "assurent des missions d'intervention auprès des enfants et des tâches propres au psychologue", notent les inspecteurs.

Car ce centre entretient des liens très étroits avec l'université de Lille 3 : dans cette université, Vinca Rivière est responsable, d'une part, du master “Analyse expérimentale et appliquée du comportement” et, d'autre part, du diplôme universitaire (DU) “Analyse du comportement appliqué aux troubles du développement et du comportement”. Elle espère de plus obtenir le 6 avril prochain, à l'issue d'un conseil d'administration de l'université, l'ouverture d'une licence professionnelle. "C'est le ministre de l'enseignement supérieur qui l'a demandée", précise-t-elle, reconnaissant que "ce n'est pas la voie normale" pour obtenir la création d'une licence pro, et que le ministère, s'il peut tout à fait suggérer la création d'un diplôme, est dans ce cas passé outre les réserves d'universitaires locaux. 

Au moment de l'inspection de l'ARS, tous les psychologues travaillant au centre Camus étaient titulaires du Master 2 et avaient réalisé leur stage au sein de l'association Pas-à-Pas, et notamment au centre Camus. C'est le cas du directeur adjoint, Olivier Cartigny, beau-fils de Vinca Rivière, nommé à ce poste en janvier 2010 après avoir travaillé au centre Camus comme intervenant durant ses études.
De plus, la majorité des crédits de la formation des éducateurs et intervenants du centre est utilisée pour l'inscription au DU. Enfin, pour ce qui est de la supervision des professionnels du centre Camus, elle est assurée par l'université de Lille 3 en la personne de la trésorière de l'association Pas-à-Pas, Vinca Rivière. Bref, un système en vase clos qui fait dire aux inspecteurs que "les professionnels ne disposent pas d'un recours externe pour exprimer les difficultés rencontrées dans l'exercice de leur fonction" et qu'il est nécessaire d'organiser une supervision externe afin que chacun puisse s'exprimer librement, "hors du cadre hiérarchique".


80 000 euros par enfant et par an
Mais l'ouverture n'est pas le fort de cette structure. Ici, aucune pluridisciplinarité dans la prise en charge des enfants, contrairement aux recommandations de la Haute autorité de santé. Pas de partenariat non plus avec des structures extérieures, alors que comme le rappelait déjà une première rencontre avec les agents de l'ARS en début 2011, la loi oblige les structures expérimentales à passer des conventions avec d'autres professionnels de santé.

Mais devant le souhait de parents de voir intervenir kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, et autres enseignants de français ou mathématiques, Vinca Rivière rétorque qu' "ici, c'est l'ABA et rien d'autre". Et tant pis si la Haute autorité de santé recommande aux parents d'être "vigilants vis-à-vis des méthodes exigeant une exclusivité de traitement".

En cette fin mars 2012, à Villeneuve-d'Ascq, elle s'en explique : "Il y a les parents qui veulent faire ça, ça et ça... mais ce n'est pas possible, ce n'est pas dans le protocole scientifique et ça peut avoir des conséquences sur la mise en place du traitement. On ne fera pas entrer dans le centre des professionnels qui n'ont pas de connaissances en analyse du comportement." Si elle reconnaît, qu'à l'étranger, les centres accueillent, par exemple, des orthophonistes, elle précise que "nous, en France, on ne les prend pas parce qu'ils n'ont pas la même approche scientifique que nous. On veut que les orthophonistes partent dans notre formation à l'université. La base, c'est notre formation".

À regarder l'organigramme, le centre Camus a pourtant bien un médecin : c'est la sœur de Vinca Rivière, qui y officie trois heures par semaine et s'assure que "les vaccins sont bien à jour", que l'enfant dort bien, grandit bien..., "un suivi somatique tel qu'on peut le faire pour n'importe quel enfant".

Pourtant, le centre, dont les locaux sont gracieusement mis à disposition par la ville de Villeneuve-d'Ascq, est financièrement très bien doté. Ici, le budget de fonctionnement alloué par le ministère de la santé s'élève à plus de 80 000 euros par enfant et par an. À titre de comparaison, non loin de là, un Itep (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique) accueillant 35 enfants majoritairement autistes fonctionne lui avec quelque 45 000 euros par enfant et par an.

"Notre prix, c'est le prix de l'efficacité", rétorque Vinca Rivière, qui assure qu'avec sa méthode "50 % des enfants qui seront pris avant l'âge de 4 ans n'auront plus besoin de suivi au bout de 2 ou 3 ans". L'an passé, au centre de Villeneuve-d'Ascq, on ne comptait que quatre enfants dans le groupe des 3-6 ans, et aucun dans le groupe de 0-3 ans. De plus, en vertu d'une procédure "dérogatoire" exceptionnelle, l'admission des enfants se fait sur dossier sélectionné par le centre lui-même, la Maison départementale des personnes handicapées ne pouvant s'opposer à ses choix. Enfin, "le gros souci pour pouvoir voir l'efficacité" selon Vinca Rivière, c'est qu'il faut connaître "les techniques d'observation du traitement comportemental". Autrement dit, à ses yeux, seuls les professionnels formés à sa méthode sont aptes à juger de ses résultats.

Pas de chance pour la fille de Fernando Ramos. Elle avait 21 mois quand elle rencontra pour la première fois les psychologues de l'association Pas-à-Pas. Aujourd'hui, estime son papa, "elle est dans une impasse" : retourné vivre en Auvergne, il n'a jamais eu connaissance du devenir de sa lettre. Et n'a pas non plus trouvé de structure qui lui convienne pour accueillir sa fille. Il veille donc seul à ses apprentissages et à la modification de son comportement.
Et l'agence régionale de santé confirme que l'autorisation du centre Camus sera renouvelée.
 

***

 
Voici le lien vers cet article, mais je ne sais pas si vous pouvez y accéder.
C'est un journal payant et je ne sais pas s'il faut être invité (comme je l'ai été, merci Caly) pour lire l'article en son entier. 
 Autisme : un courrier bien embarassant pour un centre toujours cité en exemple.


 

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Lundi 6 février 2012

75 commentaires

http://www.pakita-boudoir.com/images/illutrationbillets/pourlajustice.jpg  http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/P.gifersécution : Faire souffrir par des traitements cruels et injustes.
Synonyme : Opprimer, Harceler, Importuner.


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Nous devons aux services sociaux de notre commune mais plus encore à la déléguée territoriale, nos pires peurs, des nuits d’insomnie, des maux de ventre, des migraines innommables, des colères, des heures et des heures de travail, de recherche, de constitution de dossiers, des courriers tous plus difficiles à écrire les uns que les autres.
Nous lui devons un été monstrueux, passé à tenter de trouver des solutions, jusque dans la fuite ! Nous avons imaginé partir de chez nous, nous séparer, tout vendre… à l’aventure.
Nous lui devons des euros dépensés à une défense de plus en plus serrée jusqu’à nous trouver un avocat il y a quelques jours à peine, mais également un camping-car d’occasion qu’il a fallu retaper, racheter des pièces hors de prix.
Des heures et des heures douloureuses  passées à ne penser qu’à cela, comme une obsession terrifiante.  Des heures volées à Théo finalement !
Nous lui devons des doutes, des disputes, des cauchemars.
Pourtant nous n’avons jamais douté de notre bon droit ! Nous savions que la loi était de notre côté !
Nous savons qui nous sommes, nous savons quels parents nous sommes. De ça elle ne nous a jamais fait douter.
A force de se casser les dents sur notre défense et notre refus de céder,  devant notre détermination et notre connaissance des textes et de la loi, elle a voulu passer le bébé à son supérieur, pensant durcir la menace.
D’où l’avocat, parce que nous avons beau être surs de nous, nous n’en sommes pas moins épuisés.
Et surtout, nous savons, hélas, qu’il ne suffit pas d’avoir raison pour être à l’abri de l’arbitraire et de l’incompétence et finalement, de l’injustice.
Nous avons lu trop de témoignages de familles qui sont entré en enfer directement parce que les services sociaux ont outrepassé leurs droits et leur ont retiré leur enfant ! Des parents qui ont eu le tort de faire confiance, de ne pas assez se méfier, ou qui ont écouté de mauvais conseils.
Des parents qui ne connaissent pas assez les lois, qui tremblent et comme ils ont raison finalement !
 Ce sont des milliers d’enfants qui, chaque année se sont vu enlevés à leur famille, sans aucune précaution, et placés à la va comme j’te pousse absolument n’importe où, juste là où il y a de la place, sans tenir compte de leur particularité, laissant leur famille la bouche ouverte sur un cri inutile et les bras vides de leur amour piétiné.
Ensuite,  plus les parents font des démarches pour récupérer leur enfant, plus on leur sert la vis, les menaçant de le garder plus longtemps encore ! Et ça marche ! Parce que les parents souffrent terriblement, qu’ils se sentent démunis, perdus, seuls, si seuls.
 Alors ils se taisent et tremblent et pleurent en silence en priant pour que leur enfant leur soit rendu le plus vite possible.
Ça dure parfois 6 mois, ou alors 1 an, ou même 2 ! Deux ans de déchirure.
La majorité de ces placements sont inutiles et finalement reconnus comme tels !
Mais c’est trop tard, le mal est fait, et les services sociaux et les juges continuent, main dans la main de faire trembler des familles innocentes sans jamais s’excuser, sans jamais rendre de compte.

Aujourd’hui nous venons de recevoir un courrier nous annonçant notre victoire.
La délégation départementale enfance jeunesse famille a renvoyé le service des affaires préoccupantes dans ses buts en classant l’affaire sans suite.
Depuis le début nous avions raison. Depuis le début.
Nous avons gagné.
Mais que faire alors de toute cette souffrance ?
Nous venons de prévenir notre avocat de laisser l’affaire en l’état pour l’instant.
Oui, pour l’instant.

Car nous allons pouvoir faire ce que nous voulons depuis le début, c’est-à-dire, cesser de nous battre juste pour notre survie… mais pour la cause.
Loup a su faire cela depuis le début, toujours travailler pour la cause, ne jamais oublier que derrière notre combat personnel se trouvait le combat pour la Justice de tous ! Pour la Vérité.
Moi j’avoue que j’étais bien trop terrifiée pour ça. Je n’avais qu’une idée en tête : La peur qu’on m’enlève mon enfant.
Je faisais des cauchemars dans lesquels je voyais Théo perdu au milieu de dizaines d’autres enfants se moquant de lui. Théo hurlant, se balançant d’avant en arrière comme il fait lorsqu’il a mal, Théo qui nous cherche, nous appelle en hurlant, qui ne nous a plus près de lui pour le comprendre, le protéger.  Des cauchemars qui m’ont réveillée hurlantes des dizaines et des dizaines de nuits.

Mais aujourd’hui je n’ai plus peur. Aujourd’hui je suis en colère. Aujourd’hui je me sens forte. Forte comme jamais.
Alors nous allons nous battre, oh que oui ! De toutes nos forces.
Nous allons nous battre pour créer des jurisprudences  afin qu’aucune autre famille n’ait à subir ce que nous venons de traverser.
Je veux que ces services rendent des comptes des douleurs qu’ils infligent ?
Je veux savoir qui a permis d’ouvrir ce dossier aux affaires préoccupantes et pourquoi ? Sous quelle autorité ? Je veux savoir combien de familles subissent les mêmes tourments que nous ! Et à l’inverse, combien de familles dans le besoin n’ont pas eu droit à leur aide !
Je veux qu’ils réparent le mal qu’ils ont fait !
Je veux qu’ils reçoivent un blâme pour que ceux qui prendront leur suite fassent attention.
Je veux des excuses publiques.
Ce n’est pas de la vengeance !!
C’est le désir de Justice.
C’est ce qui nous a toujours motivé. C’est ce qui finalement nous a tenu debout toutes ces années.

Pour information, un rapport pertinent et terrifiant fait par le CEDIF (Comité Elargi de Défense de l'Individu et des Familles) sur la protection de l'enfance et qui décrit les dérives des placements abusifs.
Pour ceux qui prennent l'histoire en route, un petite liste des billets évoquant l'affaire :

Un affront de trop le 29 avril 2011
Urgence le 1er juin 2011
Les enfants d'abord le 5 juin 2011
Sur la route le 25 juin 2011
Les doutes le 22 juillet 2011
Sans issue le 12 aout 2011
En réponse le 19 septembre 2011


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