Vendredi 16 décembre 2011

64 commentaires

http://www.pakita-boudoir.com/images/imgdelete.pnghttp://www.pakita-boudoir.com/images/illutrationbillets/choisirlavie.jpg    http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/I.gifl fait nuit depuis des heures. Le temps est si sombre, presque inquiétant.
Toute la journée la pluie est tombée, lourde, froide. Le vent a battu les routes et les maisons. Les champs aux alentours sont complètement inondés.
La pluie, le vent…
On se sent si petit alors. Notre pouvoir s’arrête aux frontières de la nature, il est bon qu’on nous le rappelle parfois.
Loup et Théo sont partis pour la journée à Lyon, ils ne rentreront pas avant des heures. J’essaye de faire taire mon inquiétude de les savoir sur la route par ce temps.
 
Une coupure de courant me tient éloignée du Net.
Seule. Je suis seule, une solitude comme j’aime.
J’ai allumé des bougies, j’ai mon fidèle ordinateur portable dont la batterie est pleine jusqu’à la gueule. J’écoute Shirley Horn chanter magnifiquement « You won’t forget me ».
Je me sens en vie. C’est étrange non ?
Comment le corps et l’esprit fonctionnent-ils ? Comment se fait-il qu’il y ait ainsi, des moments où on a l’impression de lâcher prise et pourtant, tout tient, tout reste debout.
Est-ce que j’ai une batterie moi aussi ? Est-ce que j’ai un temps qui m’est imparti lorsqu’il y a une coupure de courant ?
J’ai lu, juste avant la coupure de courant, le commentaire de nounouche sur mon billet précédent, qui me demande de ne pas partir comme l’a fait son père il y a 13 ans. J’ai tellement pleuré à lecture de ce mot. Pleuré sur elle, sur lui, sur moi aussi sûrement, sur tous ceux qui n’en peuvent plus, qui n’ont plus aucune lumière pour les tenir.
Je n’en suis pas là nounouche et merci de ton mot, merci parce que tu vois, c’est important pour moi qu’on s’imagine que je puisse partir, même si je ne sais pas expliquer vraiment pourquoi.
J’y ai pensé il y a quelques années, j’y ai pensé si fort ! Je n’avais plus envie de vivre, même si n’avoir plus envie de vivre, cela ne veut pas dire avoir envie de mourir.
La différence est grande je crois.
Mais cesser de vivre, c’est en quelque sorte le dernier pouvoir qu’il nous reste sur nos souffrances les plus intimes.
Ce jour-là, à bout, j’ai quitté la maison sans rien dire à personne, je suis allée dans une grande surface acheter des lames de rasoir et j’ai pris une chambre dans un de ces hôtel en bord de route.
Je ne réfléchissais à rien, je ne savais pas encore si oui ou non j’aurais le cran de mourir, pas plus que le cran de vivre. Je voulais juste me trouver face à ce pas, savoir s'il m’était possible de le franchir.
Mais dans cette chambre d’hôtel, les yeux brouillés, le ventre noué, j’ai pensé à mes enfants bien sûr, à Loup aussi.
J’étais si mal que je me disais que ce serait une libération pour eux de ne plus avoir à me supporter, qu’après la douleur, ils seraient libres de faire leur vie sans avoir à regarder leur mère sombrer. Loup pourrait refaire sa vie. Trouver une femme plus forte, plus heureuse.
Et puis j’ai pensé à notre Lisa. Lisa qui avait déjà perdu sa maman quelques années auparavant.
C’est ce qui m’a ramenée. Je ne voulais pas lui enlever à nouveau sa mère.
C’est ça, juste ça je crois qui a fait le poids dans la balance. C’est terrible non ? Alors que j’aime si fort tous mes enfants ! Que j’aime Loup si profondément.
Quoi qu'il en soit, j’ai brisé les lames, une à une. J’ai pris une douche et je me suis fait une promesse.
Si je revenais à la vie, plus jamais, oui, plus jamais je ne devrais me poser cette question de rester ou non. Si je ne faisais pas ce geste fatal aujourd’hui, plus jamais je ne me le permettrais.
Si je décidais de vivre, je devais le faire, vivre, oui, vivre, et ne pas attendre que la vie passe sur moi.
 
Je suis restée encore quelques heure dans cette chambre d’hôtel, assise sur le lit, à remettre mes idées en place, mon ventre aussi, mon cœur, mon âme et je suis rentrée à la maison retrouver mon homme et mes enfants, comme si de rien n’était.
 
Je ne vais pas mentir, il m’est arrivé  quelques fois de regretter de n’avoir pas fait l'autre choix.
Quelques minutes, parfois quelques heures, je pense à la paix que ce serait de ne plus être.
Et puis j’entends le rire deThéo, je regarde  les yeux tendre de mon Loup, j’écoute la voix de ma fille Fanny, je lis les poèmes de mon fils Harold, J’écoute me parler ma tendre Lisa, je pense à mon fils Alexandre aussi vers lequel je retourne petit à petit. Et je sais que ma place est là auprès d’eux. Que j’ai tant, que d’autres n’ont pas.
 
Est-ce que partir est égoïste ?
J’imagine que ceux qui restent on le droit de le penser. J’imagine que ceux qui restent souffrent au-delà des mots. Mais ceux qui partent, ceux qui laissent tomber la vie, même ce qu’elle a de beau, ont une telle fracture en eux qu’il n’est plus possible de faire autrement.
C’est comme rire, ou pleurer, ou hurler. C’est juste que ce n’est plus possible de ne pas le faire.
 
Moi je peux faire autrement, je peux vivre, je peux décider, là, maintenant, de vivre vraiment.
Je pense aussi à ce que m’a dit Mia More dans son commentaire, qu’on peut vivre sans rêve, juste dans l’instant. A ce que m’a dit Manon aussi, qu’on peut reconstruire, même à partir de ruines.
 
Loup et Théo doivent être sur le retour à l’heure qu’il est. Ils vont probablement s’arrêter en chemin pour manger un morceau.
Il me reste quelques heures encore, quelques heures rien qu’à moi.
 
Le courant est revenu, mais j’ai éteint les lumières pour rester dans la chaleur de mes bougies.
Je suis dans votre chaleur aussi. C’est à vous que j’écris. A vous, qui m’avez portée toute la journée d’hier par vos mots tendres et bienveillants.
 
Je prends encore le temps d’un thé, d’un câlin à mes rats et je pose mes mots au boudoir.
 
 
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commentaires

à vous

Par Ella B. le Vendredi 16 décembre 2011
Magnifique.. les larmes aux yeux...
As tu lu le billet de Célestine ? Il est aussi très beau. Je pense que ce qui me fait tenir, c'est l'expérience (sans doute pourquoi tant de jeunes se suicident, ne pouvant se raccrocher à "cette expérience"). Car au fond de moi, je sais qu'il y aura encore une rencontre inattendue, une vision inattendue, un sourire, une main inattendus.. Il y a trjs autant d'inattendus émouvants qu'il y a d'épreuves..
Je me ressaisis aussi, et écoute ma "petite voix" sans culpabilités. Ce que je n'ai jamais fait en 12 ans, je l'ai enfin accepté : remplie de victuailles de Noel, j'ai invité quelqu'uns de mes stagiaires matures et vaccinés pour une fête pyjama nuit blanche vendredi prochain.. Je vais tendre vers Moi dans ma vie privée, au delà de la culpabilité, des consensus. Car ma vie privée ne regarde personne, et personne n'a le droit de me poser sur l'étagère une fois mes "devoirs accomplis". J'ai aussi le droit et la liberté de jouir de mon intimité ! :) Bisous et bon week end ♥
Par Cristophe le Vendredi 16 décembre 2011
Tu donnes du thé à tes rats ??? d:-)
Par pakita le Vendredi 16 décembre 2011
L'expérience... je cherche à comprendre, peut-être, peut-être que parfois ça peut aider, sûrement même. Combien de fois sommes-nous tombées, pour finalement nous relever.
Mais n'arrive-t-il pas un jour où on n'a tout simplement plus envie de se relever... pour ne pas retomber justement ?
Car en ce qui me concerne, me battre est une chose si au bout il y a une chance, même infime d'une victoire. Mais me battre pour perdre toujours plus, ce n'est plus possible.
Je fais le lien avec la vie... vivre pour souffrir, souffrir de vivre. Je ne sais pas. Je pense qu'il y en a pour qui l'équilibre n'est plus, c'est aussi terrible que ça.
Sinon, tu as bien fait d'inviter ces jeunes chez toi ! D'évidence, à te lire ces derniers temps, ce sont eux ta source !
Alors profite Ella, profite !!! (je suis en train d'écouter Ella Fitzgerald... quelle femme merveilleuse )!
Par pakita le Vendredi 16 décembre 2011
:-) Oui !! Et tu sais quoi , ils adorent ça ! Mais ce qu'ils aiment par-dessus tout c'est venir le boire directement dans ma bouche... pfff...
C'est bien plus drôle.
Par Anouchka. le Samedi 17 décembre 2011
Encore une fois j'ai les larmes aux yeux, le sujet est si délicat, si intime.........
Mon père a joué avec sa précédente femme à qui se suiciderait en premier, ce fut horrible pour moi déjà adulte pourtant. Il y a trois ans il a refait une tentative, pourtant il prévient à chaque fois, comme s'il ne voulait pas réellement partir, mais pour nous ses enfants c'est horrible de penser que notre amour seul ne le retient pas quand il est comme ça !! Je pense que dans ces cas là partir est un acte égoïste, ne pas penser à ceux qui restent et qui devront vivre avec ça !! Pourtant durant une sale période de ma vie j'ai pensé plusieurs fois au suicide, j'ai préparé les médicaments, mais jamais je n'ai pu les avaler. J'ai toujours pensé que le soleil se lève tous les matins, que même au fond du trou il y a l'espoir d'un demain meilleur, d'une vie meilleure. Par contre s'il arrivait quelque chose à ma fille, là je ne sais pas, j'y pense parfois !!!
J'espère que tes hommes sont bien rentrés, ici le vent a peu soufflé mais assez pour me faire peur, par contre la pluie, elle, ne cesse de tomber !!
Bon week end à toi, bisous doux
ps : pour ta réponse à mon com précédent, j'avais bien compris la différence lol
Par Nounouche le Samedi 17 décembre 2011
Me voilà à nouveau les larmes aux yeux mais sans cette angoisse qui hier m'étreignait en te lisant. Je n'ai pu m'empêcher de commenter en te lisant, mais ensuite je me suis dit que je n'avais pas à entrer ainsi dans ta vie, à te dire ce qu'il ne fallait pas faire. Ta réponse m'a rassurée, suis souvent un peu trop spontanée.
Depuis 13 ans, je pense beaucoup au suicide et autant avant je trouvais que c'était un acte égoïste, autant depuis que mon père a décidé de se tuer, je pense que l'égoïste c'est moi. Ce serait tellement plus "facile" pour moi si il était mort par une autre main que la sienne.... mais lui le voulait autrement, son choix est dur pour nous mais c'est le sien. Je dois l'accepter même si une part de moi lui en voudra toujours de nous avoir quitté ainsi alors que je lui répétais mon amour. Il nous aimait, il n'était pas malheureux tous les jours mais quelque chose n'allait plus, il ne pouvait continuer ainsi. Je peux lui pardonner d'avoir voulu arrêter de souffrir, j'accepte son geste. J'espère ne jamais être en situation d'y penser, je sais que même avec des enfants et petits enfants il peut être difficile de se raccrocher à ce monde. Je t'embrasse
Par Lademoiselle57 le Samedi 17 décembre 2011
Je te lis régulièrement depuis que j'ai retrouvé le net, et hier je n'ai pas osé commenter ton post parce que je ne savais pas trouver les mots qui pourraient expliquer ce que j'ai ressenti, ni ceux qui auraient pu t'aider à voir plus loin.
Aujourd'hui, ce post est plus doux, plus serein, et j'avoue que je suis soulagée. Concernant le suicide, je reste persuadée qu'on y pense tous à un moment ou un autre, mais il n'y a que ceux qui ont vraiment touché le fond, qui ne trouve plus ce à quoi ils peuvent se raccrocher, leur famille, leur amis ne les aident plus non plus. Je ne les sens pas égoïstes, en fait ils sont tellement malheureux que comme toi ils finissent par se dire que ceux qui restent qui vivront sans eux, seront forcément soulagés. Ils ont la sensation d'être un fardeau.
Je l'ai fait aussi, j'avoue, j'ai avalé des cachets et j'ai eu la surprise de voir arriver une amie, qui a tout de suite pris les choses en main et m'a finalement sauvé la vie. Depuis je me suis promis quoiqu'il arrive de ne plus en arriver là.
Bon we à toi auprès de ceux que tu aimes, bises
Par Mia More le Samedi 17 décembre 2011
Malgré nos parcours très différents, le mien pour partie un peu à l'inverse du tien d'ailleurs et comme une réponse à nos commentaires déjà laissés sur un autre billet, je le redis ici encore... comme tout ceci me parle...
Oui, l'on peut ne plus vouloir vivre sans pour autant vouloir mourir... C'est ce qu'à un moment dans ma vie, j'ai appelé l'envie de dormir. Telle une belle au bois dormant, être plongée dans un état ne relevant ni de l'une ni de l'autre, comme en suspens, un entre-temps où la souffrance ne pourrait nous atteindre.
Curieusement d'ailleurs, ce qui m'a beaucoup aidée, ce qui m'a longtemps permis de me maintenir debout, c'était cette conviction que j'aurais toujours la liberté de mourir lorsque tout deviendrait trop lourd à porter.
Pour m'être retrouvée des 2 côtés (et même à un moment devoir "autoriser" ma meilleure amie à jouir de ce droit... ), je ne peux que comprendre ceux qui font ce choix et ne peux également que respecter leur choix même si mon 1er mouvement consistera sans doute toujours à les encourager à explorer d'autres voies, d'autres solutions.
Car je n'oublie pas que, tout comme toi, un jour, j'ai moi aussi choisi la vie ou plus exactement peut-être dans un 1er temps, j'ai choisi d'écouter la manifestation incroyable de ce puissant instinct de survie que je découvrais tout d'un coup en moi. Et jusqu'à maintenant, je n'ai jamais regretté ce choix, même si, bien sûr, tout n'est pas devenu facile et léger d'un seul coup mais, en choisissant tout comme toi de vivre et non plus de "végéter", une autre dynamique s'est mise en marche.
Et je te le reconfirme Pakita, on peut vivre sans rêve(s) et malgré tout être heureuse. Heureuse de savourer l'instant et le présent... que peut s'avérer être la vie. :)
Par Manon. le Samedi 17 décembre 2011
Contente que tu ais passé une bonne soirée ;-)prends soin de toi,de la douceur et de la bienveillance à la louche.
J'ai suspendu la lecture de ton billet aux lames de rasoir...que c'est difficile, il n'y a dans cet acte aucun égoïsme mais un désespoir profond qui aspire tout. Ma fille a fait une tentative de suicide il y a deux ans, des coups de cutter des poignets jusqu'aux coudes. Dans l'ambulance qui nous emmenait je me suis dit que si elle partait je ne la laisserais pas seule de l'autre côté...j'étais tétanisée et décidée. Aujourd'hui la vie a repris le dessus, elle fait des études de naturopathie,massages, bien être, elle m'a dit dernièrement que ce jour là elle ne voulait pas mourir mais juste arrêter de souffrir et que la mort était la seule possibilité qu'elle voyait.
Le silence qu'elle gardait était aussi tranchant que ces foutues lames, alors parle Pakita et évacue tout ton mal être, peu importe que ce soit sur le net, si ça te fait du bien alors lâche la pression.
Fais toi des petits plaisirs, tu vois moi un truc tout con que je faisais à Montréal, je trempe des chips dans le coca et je croque un carré de chocolat derrière, c'est trop bon lol
Bonne soirée ;-)
Par Iddril le Dimanche 18 décembre 2011
Je découvre ton blog, Pakita, et ce que je viens de lire me remue énormément. Malgré tout l'amour du monde,la sensation est là et on a envie de "ne plus vivre" comme tu l'écris, envie que cela
s'arrête. J'ai promis à mes enfants que je ne les abandonnerai jamais, donc j'avance toujours et toujours malgré tout.
Bonne soirée à toi.
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
Je ne savais pas que ton père avait tenté de se suicider... votre famille semble bien fragile. Mais la mort d'un enfant ferait vaciller n'importe qui je suppose et je ne trouve rien à redire.
Prévenir de son envie d'en finir... je ne sais pas quoi en penser. D'un côté, c'est qu'on a encore envie de vivre, c'est qu'on espère encore trouver de l'aide ! Pour d'autres, c'est ce qu'on appelle à tord ou à raison : un chantage au suicide. ça doit être difficile de savoir quoi faire. Je n'ai jamais été confrontée à ça.
Pour ma part, je ne m'imagine pas dire à ma famille que je vais allez me taillader les veines. Mais c'est vrai que quelques fois je me suis entendue dire que ça ne valait plus la peine de vivre, que c'était trop dur. Je ne sais pas comment ils l'ont entendu.
Le jour où je suis allée dans cet hôtel, il n'était pas question pour moi d'en parler à la ronde. J'étais bien trop perdue pour ça. Ce n'était pas un acte complètement décidé, j'étais comme une funambule, sans réelle volonté.
Je crois que c'est à moi que j'ai lancé cet appel. C'est à moi que je demandais de l'aide.
Peut-être qu'il arrive un moment dans la vie où il faut s'approcher suffisamment de la mort pour se rendre compte à quel point on tient à la vie !
Merci de prendre des nouvelles de mes hommes. Oui, ils sont bien rentrés :-) tout contents de leurs virés mais épuisés.
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
Tu as bien fait de dire ce que tu avais sur le coeur ! A partir du moment où je décide de parler de cette "intimité", c'est que j'accepte à l'avance ce que les visiteurs ont à en dire. Je sais que parler de la mort, de cette mort là en particulier est quelque chose qui remuent plus d'une personne, et surtout les personnes comme toi qui y ont été confrontés aussi douloureusement.
Je n'ai connu personne personnellement qui se soit suicidé. Je n'ai pas ce "questionnement", cette angoisse. Je n'ai pas cette tristesse particulière qui doit être terriblement mitigée.
Je trouve très beau ce que tu dis sur ton père, à la fois cette "colère", mais aussi la compréhension de son geste, de son choix, malgré votre amour.
Lorsque je pensais à ma mort, j'essayais d'imaginer l'impact que cela aurait sur mes enfants, et j'avais la certitude que ce serait quelque chose d’épouvantable à vivre pour eux. La mort ne touche pas seulement celui qui part, elle touche tous ceux qui l'aime.
Encore merci pour ton témoignage et la gentillesse de tes mots.
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
J'ai bien conscience que j'écris parfois des billets particulièrement difficiles à commenter. J'essaye de me mettre à la place de la personne qui me lit et je me rends compte à quel point cela doit être délicat de trouver les mots juste.
Ce billet est en effet plus porteur d'espoir, moins sombre. Il ouvre une fenêtre.
Je pense comme toi qu'il y a énormément de personne qui doivent un jour ou l'autre penser au suicide, plus ou moins sérieusement, mais tout de même, c'est une pensée qui doit travailler.
Ensuite, tout dépend de la fragilité de la personne. Il y en a qui s'écroule pour une rupture affective, d'autre parce qu'ils se sentent seuls, ou parce qu'ils n'ont plus de boulot, ou parce qu'ils ont perdu un enfants. Tant de raisons, aussi valables les unes que les autres, pour peu que cette personne perde l'espoir.
Nous ne sommes pas tous égaux faces aux tourments de la vie, c'est une des nombreuses injustices.
J'imagine que d'une certaine manière je fais partie des personnes assez "solides"... mais je suis ultra-sensible également et parfois j'ai l'impression d'être une éponge et d'absorber toute la misère alentours.
Mais j'ai l'amour autour de moi, une force fabuleuse. Même si j'ai pu traverser des moments où j'ai cru que cela ne suffisait plus, bel et bien, c'est ce qui a parlé en faveur de la vie !

Je suis heureuse que cette amie soit arrivée à temps !! et un mal pour un bien, que tu saches maintenant que tu tiens à la vie :-)
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
Tu parles de dormir et finalement tu touches du doigt le "problème". Décider d'en finir avec une vie qui fait trop souffrir, n'est-ce pas en quelque sorte décider de ne plus se réveiller ?
Et je confirme, en ce moment, je voudrais dormir sans cesse. Alors que j'ai toujours été une lève tôt, en ce moment je traîne au lit, je m'extirpe par nécessité de mon lit (et souvent aussi à cause de mon dos qui me fait souffrir). Rien ne me donne envie de me lever. Je voudrais que la journée ne commence pas. C'est typique je trouve.
D'ailleurs, ce matin j'avais pris la décision de défaire ces foutus cartons (suite à une dispute avec Loup, et rien, non, rien ne me mine plus que mes disputes avec Loup). Bref, ayant pris ma décision hier soir, je me suis levé à 6h du matin... parce que j'avais un projet. tu vois, c'est ça qui me manque, des projets.
Je me suis blindée de médicaments pour que mon dos tienne le coup et j'ai tout déballé dans la journée. Un truc de ouf !! quand tu penses qu'il m'a fallut 15 jours pour les faire ! ça m'a fait un bien fou (même si ce soir j'ai l'impression qu'une moissonneuse batteuse m'est passée sur le corps). J'ai mis dans cet acte tout ma tristesse, mais aussi ma colère, et ma volonté, et mon besoin, et mon envie... j'ai mis tout ma rage. J'ai l'impression de m'être lavée de l'intérieur, tu vois ?
Mais à propos de vivre sans rêve, sans projet... non, vraiment, j'y pense depuis plusieurs jours... je ne crois pas que j'en sois capable. En fait, pour être tout à fait honnête, je ne crois pas que je le veuille.
Plein de bisous à la neige.
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
voir son enfant souffrir au point de vouloir en finir, ce doit être absolument insupportable ! J'imagine, je crois dans quel état de désespoir tu devais être.
Et oui, je comprends si bien ce qu'elle t'as dit... ce n'est pas mourir qu'on veut, mais juste que la souffrance s'arrête.
Mais ton message est plein d'espoir, car ta fille nous montre que la vie est plus forte ! Qu'on s'en sort, qu'on va son chemin, qu'on arrive à surmonter, à se re-construire.
A propos de petits plaisir, je suis en train de tremper une papillotée dans ma tasse de thé... j'adore !
Et puis tu vois, je dis, je parles, je me confie, j'écoute. Les mots ont toujours été plus forts que mes maux. :-)
Par pakita le Dimanche 18 décembre 2011
Bonjour Iddril et bienvenue au boudoir, c'est d'autant plus gentil de ta part de laisser un commentaire qu'en ce moment, mes billets ne sont pas particulièrement joyeux :-)
Je n'ose pas, hélas, promettre à mes enfants de ne jamais partir. Cette promesse je me la suis faite à moi... Je ne sais pas si c'est pareil.
Mais c'est vrai qu'avoir des enfants, ça donne envie de s'accrocher le plus longtemps possible.
Par saadou le Lundi 19 décembre 2011
c'est tellement différent pour chacun !
le suicide de lucas est une action forte et le contraire de'un acte de faiblesse;
choisir de mourir comme si c'était être acteur à part entière de sa vie
c'est vrai qu'il était handicapé moteur et c'est peut-être ça la différence
il est comme rentré dans une légende
mais , non d'une pipe, même si je comprends son choix et l'accepte, qu'est-ce que j'aimerais qu'il soit là mon fils !
Par Nath le Lundi 19 décembre 2011
Ma chère, chère Pakita...
C'est pleine d'émotions à ras bord du coeur que je t'ai lue, et que j'ai lu les témoignages d'autres...
C'est toujours un sujet délicat, n'est ce pas, que d'oser dire " oui, je voudrais en finir, que ça s'arrête et pour que ça s'arrête, finalement,oui, ainsi là, ça s'arrêterait"...
Pakita , je vais te livrer quelques aspects de " mon histoire "
Lorsque j'avais 14 ans, mon frangin s'est suicidé...tu vois, je dis ça, et ça signe, alors qu'il y a bientôt 36 ans que ça s'est passé, comme un arrêt dans ma tête et un arrêt dans mes mots...
Je connais donc parfaitement bien pour l'avoir vécu et pour l'avoir vu autour de moi ce qui reste de feu , de calcination chez ceux qui restent...
J'ai vu ma mère perdre pied, tourner en folie comme je dis, j'ai vu mon père être après ça encore plus dévoré par la maladie qui le faisait souffrir depuis de nombreuses années jusqu'à en mourir quelques instants plus tard.
J'ai vu en moi les cratères les plus épouvantables, l'absence à laquelle aucune explication n'est possible et j'ai vu la vie continuer coute que coute à se dérouler.
Un an plus tard, le jour où j'ai rencontré mon premier amour, la compagne de mon frère s'est elle aussi décidée à en finir et à le rejoindre...9 mois plus tard, mon amour se suicidait à son tour...
J'ai été plongée dans cette brûlure là pendant des années, on va dire que la paix doucement commence à venir sutturer la douleur en mon coeur.
Je ne leur en ai jamais voulu, comment en vouloir à celui qui souffre tant que l'idée d'en finir arrive comme le seul "cadeau de survie" qu'il peut se faire ?
Oui, certes...
Mais voilà, il y a ceux qui restent et je suis heureuse d' entendre les mots de ton coeur qui sont allés se loger dans le rire de tes enfants, dans l'amour de Loup..parceque devant tant de souffrance, bien sûr je ne t'aurais pas dit de suite " pense à eux" car ça ne sert à rien à ce moment là, mais après coup, je te prends dans mes bras et je te dis à ton oreille, oui, ton coeur est grand de penser à eux...très grand..
Tu es une femme merveilleuse Pakita, la vie te mérite !!!
Je te fais plein de bisous d'amitié
Nath
Par Nath le Lundi 19 décembre 2011
Ah oui, je viens de vivre il y a peu ce qu'a vécu Manon avec sa fille...
Tétanisée, désorientée, oui, mais décidée coute que coute.
La parole, oui, ma fille aussi, et ça va si loin lorsque la parole est tenue baillonée quelquepart dans le corps.
Elle est à nouveau hospitalisée, elle avance, elle est courageuse, elle est tenace...la fille de Manon porte les mêmes mots que ceux sortis enfin de la bouche de la mienne ' je ne voulais pas mourir, je voulais juste arrêter de souffrir".

Alors, parler Pakita, oui, toujours même si ça ne résoud pas tout, se serrer humain contre humain, les coudes, les poignets, les coeurs, je ne crois finalement plus qu'en ça...alors que j'ai eu tant de mal à donner ma confiance, j'ai cette nouvelle croyance , toute chaude, grâce à mes amies qui ont " déboulé" de suite quand j'étais dévorée par la peur...
Allez, zou, file vite dans les bras de ton homme, cette " image" me fait du bien !!! yes !!!
Par Manon. le Lundi 19 décembre 2011
à Pakita et Nath et sa fille...
Anouk m'avait fait écouter une musique de Danakil "les champs de roses" c'était le début de son retour à la vie ;-) je vous l'envoie avec une bise affectueuse

http://www.youtube.com/watch?v=cVdqMlGaQ8g&feature=list_related&playnext=1&list=SP6F5D2E195D2D4569
Par manoudanslaforet le Lundi 19 décembre 2011
Ben dis donc entre tes mots et les commentaires.... mon coeur se serre.... Oui pour ceux qui reste cela reste un geste égoïste parfois, ou courageux ou libérateur...cela dépend des moments c'est toutefois toujours un drame qui marque les survivants à jamais... Tu as eu raison de penser à tes enfants...Même si c'est parfois dur et difficile ils ont besoin de toi de ton amour, dont tu débordes, de ton courage... Je suis sure qu'ils t'aimeent telle que tu es parfaite et imparfaite... Bises et tendresse
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
Ma belle, bien sûr, j'ai beaucoup pensé à ton fils en écrivant ce billet et en lisant les différents et merveilleux témoignages qui ont suivi.
Je pense effectivement qu'il peut y avoir chez certaines personnes une volonté farouche à décider quand et pourquoi et qu'il ne s'agit ni d'une faiblesse ni de la dernière issue possible, mais bel et bien de celle qui dépend de son libre arbitre.
N'empêche, ceux qui restent se trouve le coeur ballant, vide et déchiré.
Nous sommes des êtres pour la mort... et ce qui nous distingue des animaux c'est que nous le savons, et aussi que nous pouvons effectivement décidé d'y aller plus vite que ce que la nature a prévu pour nous.
Ton Lucas est parti en homme libre. Peut-être qu'au-delà il a retrouvé ses jambes.
Je pense fort à toi mon elfe.
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
Tu parles d'émotions à ras bord du coeur... que devrais-je dire à te lire ! Quel tristesse, quelle difficile histoire familiale ! Et puis ensuite ton amour ! Je suis effondrée, je me mets quelques secondes à ta place et déjà je vacille, n'imagine même pas pouvoir survivre. Où as-tu trouvé la force ?!
Je ne sais plus quoi penser de mon billet. Je sens tellement plus de souffrance chez vous tous, que je me remets en question. Ai-je le droit d'ainsi parler de mon mal-être, et ainsi réveiller chez vous tous ces blessures si douloureuses ?
En même temps, je sais qu'il est bon (pour certains) d'en parler, de ne surtout pas en faire un tabou. Parler de la mort, c'est aussi parler de la vie. Tenter de comprendre, pourquoi autant de personnes en arrivent là ! Comment faire pour les aider, comment faire pour ne pas les laisser seuls, pour trouver en nous la flamme qui va raviver leur cœur !
La vie est si précieuse, si merveilleuse... et pour certains c'est un enfer sur terre. pourquoi ?!!! Pourquoi n'arrivons-nous pas à mieux répartir ce bonheur entre les uns et les autres !

Je reviens d'une journée au centre ville à arpenter les rues à la recherche de petits cadeaux pour ma famille. Je traînais plus qu'autre chose, entre ma douleur de dos et ma douleur à l'âme. Je regardais les gens autour de moi rire, dépenser leur argent, faire des projet. Et je pensais à tous vos témoignages si poignants, si bouleversants et j'avais envie de hurler à cette foule de faire attention ! Qu'ils n'étaient pas à l'abri, que faire semblant ne mène à rien, que l'important n'est pas là, dans la lumières des décorations de noël, dans les achats compulsifs... mais au coeur de leur vie, de leur famille, de leurs amitiés.
Je suis rentrée épuisée, pressée de retrouver les miens, pressée de vous répondre aussi, vous tous, pour vous remercier, pour vous dire comme je vous aime, pour vous dire que oui, il faut parler, il faut dire, il faut écouter, partager, s'embrasser, prendre soin les uns des autres.
Étrange tu vois ma Nath, car au final, toute cette douleur m'a remise sur les pieds, tu comprends ?
C'est toi qui es une femme merveilleuse.
Je t'embrasse fort.
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
Est-ce que les mots peuvent suffire tu crois ? Est-ce que les mots peuvent tout dire ?
Je sais que parfois, moi qui sait dire, qui n'ai jamais eu le sentiment d'être bloquée par des tabous, j'ai parfois des douleurs que je ne sais pas nommer. Il y a des douleurs qui sont comme enchevêtrées entre elles, qui prennent racine dans des souvenirs confus, qui s'entortillent dans des blessures particulières, qui se mélangent à d'autres. C'est comme un parasite malsain et sournois qui s'infiltrerait dans l'organisme à l'aveugle, sans logique. Il m'arrive parfois de m'arrêter net, d'être submergée par une peine indicible, mais je suis incapable de dire d'où elle vient réellement, juste que quelque chose de particulier l'a réveillée... l'a sortie de sa cachette.
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
Je sais aussi qu'il y a certaines fois où il me semble trop "dangereux" d'évoquer cette douleur. Qu'il est plus prudent de la laisser "dormir"... de construire un semblant de bonheur par-dessus pour faire équilibre. Je ne sais pas si c'est illusoire. C'était comme ça lorsque j'ai "perdu" mon fils aîné.
C'est pour ça, peut-être, que certains partent sans laisser de mots. Peut-être n'en avaient-ils pas ?
Ce sont des questions bien sûr. Je n'ai aucune réponse.
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
Je comprends bien pourquoi cette chanson est importante. Elle parle d'avoir un but ! De croire qu'il y a quelque chose de possible à faire de sa vie ! D'être quelqu'un à part entière, de participer au monde et de lui apporter ce qu'on est.
Je ne sais pas ce que ça fait d'être jeune de nos jours, il y a tellement peu d'espoir je trouve ! Moi qui suis né en 64, j'ai eu une belle jeunesse, on pouvait croire alors que le monde allait aller de mieux en mieux ! L'humanité était un mot qui voulait dire quelque chose !
Et puis tout s'est détraqué. La société a préféré l'argent à l'humain, et j'imagine qu'il est difficile pour les jeunes sensibles d'aujourd'hui de se retrouver, de savoir ce qu'ils valent et ce qu'ils veulent ou encore ce qu'ils peuvent...
Mais ta fille a trouvé sa voie semble-t-il et c'est un fabuleux message d'espoir.
Merci.
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
C'est vrai que ce billet et surtout les commentaires qui l'accompagnent sont chargés de beaucoup d'émotion.
En cette période de "fête" n'est-il pas capital de parler de la détresse humaine ? De remettre la réalité à sa juste place, bien avant le décorum et les lampions ?
Ceux qui restent... c'est la mémoire de ceux qui partent et leur mots sont des trésors inestimables qu'il faut vraiment écouter, qu'il faut vraiment entendre, même si ça remue, même si ça fait couler les larmes.
Quant à mes enfants, oui, je sais qu'ils m'aiment comme je suis... même si je ne suis pas toujours facile :-)
Bises Manou.
Par Corinne Duval le Lundi 19 décembre 2011
Bonsoir Pakita,
Je n'ai pas encore lu ton billet précédent, j'imagine qu'il est fait de ras le bol, de tristesse ... J'imagine seulement hein ! Je vais le lire ensuite... Cet article me parle tu ne peux savoir ! Il y a à peu près 1 mois 1/2 j'ai bien failli plonger, j'ai récupéré toute la morphine qui me reste (j'en ai un paquet), je l'ai cachée en me disant "bientôt je prends le tout" ils seront mieux sans moi !!! C'était la première fois qu'une idée pareille me passait par la tête et j'espère bien que ce sera la dernière, même si parfois j'ai l'impression d'être arrivée au bout de la vie ! Puis heureusement il y a ce quelque chose qui fait que l'on se dit qu'il y a encore des combats à mener, des joies à vivre... La vie tout simplement. J'aime aussi ces moments où je me retrouve seule chez moi et je ne m'ennuie pas au contraire c'est comme une liberté retrouvée, une grosse part d'égoïsme que j'assume pleinement ... Ensuite je suis beaucoup plus détendue pour accueillir ma petite famille ^^
Sommes nous compliquées ? Je n'en sais rien, mais ces années qui passent me questionnent énormément en ce moment ! Je souhaite de tout coeur que l'amour des tiens te retienne, une maman aimante est irremplaçable ....
Bisous courage.
Corinne
Par pakita le Lundi 19 décembre 2011
Si tu as le temps, ce serait bien que sur ce billet tu prennes le temps de lire les commentaires qui en disent plus et mieux que mon billet.
Sommes nous compliqués ? Je dirais plutôt complexes... nous sommes sensibles et tourmentés. La vie est dure, et pour certains ce n'est pas supportable. Il suffit de traverser un sale période trop longtemps, trop seul, trop fatigué... et la fracture peut arriver.
Comme toi j'aime les moments de solitude. Je me ressource, je m'entoure de ce que j'aime, musique ou silence, thé, petites gourmandises... C'est un peu comme prendre un bon bain chaud ou se faire un nettoyage de peau.
Par mia more le Mercredi 21 décembre 2011
Si je crois que l'on peut effectivement vivre sans rêve, je pense qu'il est en revanche indispensable d'avoir au moins un projet.
Et je différencie les 2 car il s'agit de 2 choses totalement différentes. Et ce qu'il y a de formidable avec les projets ou les objectifs que l'on se fixe, c'est que l'on peut en trouver pleins qui ne dépendent pas de l'extérieur (gens et/ou événements) :). En ce qui me concerne, mon grand projet a été d'atteindre ce que j'appelle l'harmonie. Aujourd'hui et jusqu'à la fin de ma vie, mon projet consiste à l'ancrer chaque fois plus profondément en moi afin de la maintenir chaque fois plus facilement, quelles que soient les tempêtes ou bourrasques extérieures...
J'espère que cela pourra t'aider un peu.
Je t'embrasse,
Par pakita le Mercredi 21 décembre 2011
Tu as sûrement raison de faire la distinction. J'avoue que de mon côté je ne sais plus trop faire la différence.
Peut-être parce que tous nos projets ont avorté, et là, pour le coup, à cause d'éléments extérieurs, ai-je appelé ça des rêves... parce que justement, ça me laisse la possibilité de les accepter inatteignables !
Alors peut-être, oui, peut-être que je ne devrais projeter que ce qui est réellement à ma portée comme tu me le dis, et comme me le dis Loup. Apprendre à être plus zen, à moins me laisser envahir par le désespoir, à avoir plus de pouvoir sur mon esprit, à ne pas le laisser me bousiller le corps comme il le fait en ce moment.
Et peut-être, effectivement, le seul moyen que j'ai de mettre des chances du côté de ce projet, c'est de laisser tomber ces rêves inatteignables qui me font plus de mal que de bien, qui m'entretiennent dans la déception et dans l'idée que plus rien n'est possible.
Oui, je crois que c'est la route.
Merci Mia... je crois que grâce à toi je viens de faire un pas en avant... et ça faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé.
Je t'embrasse fort.
Par Nath le Mercredi 21 décembre 2011
Bonjour Pakita...comment ça va aujourd'hui ?
Je lis attentivement tout ce qui arrive de mots poignants, touchants et PORTEURS DE TANT D'ESPOIR !
Tu me demandais "comment" ?
Je crois que je vais te répondre ce que t'a répondu " mia more "...
Je crois que ce que je n'ai cessé de " chercher ", c'est la PAIX et voilà le grand projet de ma vie terrestre. C'est difficile à expliquer mais quand vraiment je suis tourmentée, je vais loin , très loin en moi et je vais oui la chercher. Ca peut ne durer qu'un instant, ça se passe au creux d'une profonde solitude intérieure à laquelle j'ai su accéder toute petite, c'est une sorte de lumière parfois très minuscule, mais elle est là...
Ca ne marche pas à tous les coups, preuve est que donc je passerai ma vie à arpenter ce chemin là . Lorsque je suis en communion avec cette lumière, c'est comme si je me redressais et que je savais que l'amour que je porte à ceux que j'aime est plus fort que tout...alors, je peux le leur dire, c'est celà qu'en ce moment j'envoie à ma fille qui est loin de moi et qui je le sais va très mal, je me redresse et je lui dis que je l'aime. Alors parfois, bien entendu, je me sens comme un peu ridicule parceque j'aimerais faire plus, trouver un chemin plus convaincant, je suis au bord du désespoir, j'ai envie d'envoyer bouler la terre entière, tous m'énervent avec leurs sacs plein de cadeaux frénètiques et leurs habits clinquants de soirée. J'ai envie de les arrêter, de les secouer , de leur dire , oui, comme toi, ATTENTION. Puis après, je me dis " oui, mais que sais tu de ces gens, de ce qu'ils portent comme blessures en eux ? Alors, je me calme un peu, beaucoup, passionèment, à la folie et je retourne en moi et là je vois différent, je me dis que finalement, ils sont peut être heureux de chercher le cadeau, heureux de s'habiller brillant.
Une amie me disait il y a peu " tout est question de comment on tourne son regard"...je n'ai jamais oublié cette phrase.
Ton corps te fait mal, comment celà pourrait il en être autrement ?
J'ai eu pendant quinze ans une saloprie de maladie auto immune, mon corps se révoltait contre lui même puisqu'il n'y avait plus moyen de faire autrement, la paix je ne la trouvais plus,j'ai " pété un cable" je me souviens à un moment de ma vie. Et là, j'ai compris...oui, souhaitez moi la paix quand on me demandait à chaque nouvelle année ce que je souhaitais ...la paix, juste ça..c'est le plus grand trésor de l'homme terrestre.
Je continue chaque jour à y penser, je crois qu'il ne se passe pas un matin sans lequel je vais là, avec difficultés certes parfois, nous sommes humains pétris d'émotions, mais c'est comme mon hygiène de vie...
Alors, même si le chemin est très difficile, oui, ça vaut le coup d'y aller, dans la paix et l'harmonie...
Je te fais plein de bisous à distribuer avec ceux que tu aimes...
Par elcanardo le Mercredi 21 décembre 2011
La larme à l'oeil, je lis et relis tes mots, leurs mots. Je crois que tu nous as tous touchés par ton partage. Et je ne parle pas du dernier article. Les nerfs à fleur de peau, je contiens mes larmes. J'ai la profonde conviction que choisir la vie est LE choix et même si on a parfois le sentiment que la vie, elle, ne nous a pas choisi. Nous sommes humains OUI et la conscience, qui est notre différence, notre atout supérieur, est aussi notre faiblesse.

Selon moi, tu as fait le choix le plus difficile. Celui de la Vie

Coincoins solidaires !
Par Caly le Mercredi 21 décembre 2011
Kikou Patika,

Je rebondis sur le commentaire de Mia More et sur ta réponse, surtout sur ta phrase : "à avoir plus de pouvoir sur mon esprit, à ne pas le laisser me bousiller le corps comme il le fait en ce moment."

Cela me rappelle un texte chez moi, tu le trouveras ici :

http://alaubeducrpuscule.blogspot.com/2011/06/lesprit-de-corps.html

Je crois que nous passons toutes par là, la dissociation de l'esprit et du corps. A qui la faute ? je ne sais...

J'ai tendance à croire que la "civilisation" chrétienne n'a rien arrangé pour nous les femmes.

Mais je peux t'affirmer que tot ou tard l'esprit et le corps retrouvent raison et s'entendent en belle harmonie :)

Prends soin de toi !
Par pakita le Mercredi 21 décembre 2011
Tu sais, ce billet, ce n'est rien, disons qu'il ne serait rien sans les magnifiques commentaires (pour le coup le mot commentaire ne convient pas) qui l'accompagnent. Je ne pensais pas qu'il y aurait tant de belles choses dites à sa suite ! Et c'est terrible de dire "belles choses" alors qu'ici on parle de ce drame insupportable qu'est la mort... la mort non pas souhaitée, mais comme seule issue possible à un moment donné.
Oui, tu as bien raison de dire que parfois le choix le plus difficile, c'est celui de la vie, je trouve que tu résumes bien ce que j'ai voulu dire.
Mais la vie est tellement précieuse ! C'est pour ça que c'est intolérable de voir comment certains massacrent celle des autres ! C'est intolérable de supporter une seule vie gâchée, piétinée, abandonnée. Malraux disait : "une vie ne vaut rien... mais rien ne vaut une vie".
Je relis ta phrase : "...et même si on a parfois le sentiment que la vie, elle, ne nous a pas choisi."
Et si justement vivre c'était éprouver la souffrance et être en mesure de s'en sortir ?! Et si c'était comme ça justement qu'on était vraiment en vie ?
Encore un citation, mais je ne sais plus de qui elle est : "A l’aune de nos chagrins, nous pouvons mesurer le chemin parcouru" .
Peut-être. Peut-être...
Par pakita le Mercredi 21 décembre 2011
Je viens de lire (et commenter) ton article que j'ai adoré, tant par son contenu que par le style inimitable qui est le tien :-)
Il serait peut-être temps que j'écoute mon corps, en effet. Comme je le disais à Nath un peu plus haut, je viens à nouveau de me casser une dent !
Peut-être faudrait-il que je desserre les dents ! que j'arrête de me prendre la tête ! que je ne prenne pas tous les problèmes sur mon dos, que je prenne le temps de respirer !
De la graine de psy moi ? pfff... même pas en rêve ! Sont pas près de m'approcher !
Tiens, pendant que je suis dans les citations, en voilà une de Samuel Goldwyn qui me fait bien rire : "Tous ceux à qui vient l'idée de consulter un psychiatre devraient subir un examen mental." (rire)
Au fait... je suis bien contente de te voir ici ;-)
Par pakita le Mercredi 21 décembre 2011
Je ne sais plus qui me demandait il y a peu s'il fallait avoir vécu des drames pour être en mesure de chercher sa paix intérieur.
Je n'ai pas de réponse, qu'en penses-tu ?
Je vois aux alentours certains qui se morfondent dans leur difficulté de vivre sans pour autant mettre des mots sur leur mal-être. Pas de décès, pas de maladie, rien d'insurmontable, à priori, et pourtant, non décidément, ça ne colle pas.
Et puis d'autres, comme toi, comme toutes celles qui ont témoigné ici, dont la vie à un moment donné à été tranchée par le drame.
Est-ce le seul moyen de s'en sortir ? De chercher tout au fond de soi les raisons d'être, les raisons de survivre ? Est-ce la seule issue que de trouver son soleil intérieur pour remplacer les ténèbres de la vie ?
A t'entendre il semblerait bien.
La paix, si tu savais comme je l'ai demandée !! Je voudrais la paix à tous les niveaux, extérieur, intérieur, physique, morale, pour tous, pour moi. Je crois que c'est le mot que je chéris le plus. Et pourtant je suis si tourmentée !
Je n'ai jamais su, à l'inverse de toi, trouver cette petite lumière au fond de moi, ou alors si rarement ! A l'inverse je bouillonne en permanence.
Tu vois, il y a 1/2 heure environs, je viens de me casser à nouveau une dent. ça fait la 9 ème en 8 ans. En fait, ça fait la 5ème cette année (heureusement qu'on est fin décembre). Je suis pas belle à voir...pfff
Alors que j'avalais un remède et que je faisais un bain de bouche en maudissant mon goût pour les noisettes (la fautive, je l'avoue) je me suis dit que non, ce n'était pas la noisette qui m'avait édentée de la sorte, non, c'est à force de serrer les dents. Oui, je sers les dents depuis des années, au propre et au figuré. Je me réveille certains matins la mâchoire tellement serrée que j'ai mal pour le reste de la journée.
Loup m'encourage à plus de calme intérieur, il voudrait tellement que j'arrive à être plus zen, oh ! pas pour lui le pauvre qui a déjà tant à subir, mais pour moi, je le sais, parce qu'il me voit torturée depuis tant d'années maintenant.
Cette paix intérieure je la veux si tu savais !! Je ne sais juste pas comment faire.
Ce soir, je vais mettre ma dent sous l'oreiller. Peut-être que la petite souris pourra m'amener un peu de sérénité ! :-)
Toute ma tendresse.
Et puis je voulais te dire que tu es un trésor et pas seulement pour ce boudoir.
Par Nath le Jeudi 22 décembre 2011
"Comme toi j'aime les moments de solitude. Je me ressource, je m'entoure de ce que j'aime, musique ou silence, thé, petites gourmandises... C'est un peu comme prendre un bon bain chaud ou se faire un nettoyage de peau."
Tu as écrit ça précèdemment...
Coucou Pakita et bien le bonjour...
J'ai réflèchi longtemps au mot " paix" hier et je me disais mais si, mais si, j'ai déjà " entendu Pakita " dans la paix...
A ce moment là d'être dans ta solitude, ne l'es tu pas un peu ?
Parfois j'entends dire que la trouver ressemble à une marche dans le désert, bof, je dirais que c'est plutôt se mettre en petite boule contre soi même , je crois que c'est là que ça commence...mais je te parle d'une paix de l'intime, la petite lumière y est là bien cachée...

Bon, c'est l'hiver , ce qui veut dire que dans trois mois c'est le printemps et que bientôt tout va glouglouter sous la terre !!! alors je te transmets cette bonne nouvelle !!!
Ah si nous habitions moins loin l'une de l'autre, je dirai à Loup, j'emmène ta petite nana faire une balade avec moi au grand air et après tu la mets au lit sous une couette et on n'en parle plus !!!
Mais on est loin, alors on va le faire en pensée oui ?
Allez, des bisous
Nath
Par élisa le Jeudi 22 décembre 2011
tu es la plus belle maman du monde,
et si tu ne nous étions pas retrouvé ainsi,
par ce drôle de chemin,
tu es une femme qu'il fallait que je rencontre,
je ne crois pas, tu me connais, à ces conneries de destin,
pourtant si nous ne croyons pas en cette beauté là,
quel sens ça peut avoir,
que reste-t-il à aimer,
que reste-t-il à vivre,
alors j'ose me dire que ça ne pouvait être autrement,
les chemins croisés de nous,
je te lis,
je te regarde du dedans de l'intime,
il me semble que l'on se connaît si bien,
je te lis,
je te regarde du dehors,
une géante aux pieds d'argile,
et je t'aime
Par pakita le Jeudi 22 décembre 2011
Bonjour Nath
La paix intérieur. Je crois qu'elle est en moi tout le temps, au chaud, au plus profond, mais que la plupart du temps je la recouvre de tous mes soucis, de mes inquiétudes, de mes questionnements.
Je cherchais moi aussi comment parvenir à plus de quiétude, comment apprendre à me poser un peu, ne serait-ce que respirer correctement !
Je réalise que pour cela il faudrait que je sache ne penser qu'à moi, juste quelques heures. Oublier le reste du monde je crois. Je ne sais pas si je faire cela, sciemment.
Peut-être que c'est possible justement quand je suis seule. Je me coupe alors de tout le reste, je me met en "pause" en quelque sorte. pas tout le temps bien sûr ! Il m'arrive, seule, de me tourmenter pour tout à la fois. Mais tout de même, parfois je me sens bien, en paix justement, parce que je laisse derrière ma porte tout et tout le monde.
Mais sinon, j'ai toujours en tête non seulement mon Loup et toute l'horreur et les injustices qu'il a vécu, Théo et son handicap si particulier qui nous fait beaucoup de soucis pour son avenir, mes enfants bien sûr qui tentent de faire leur place dans cette société de plus en plus déshumanisée. Mais je pense aussi à tous les miséreux, tous les sans abris, les sans amour, les sans avenir, les sans espoir. Je ne comprends pas qu'au 21ème siècle ce soit encore possible de laisser sur terre ces millions d'individus vivre dans de telles conditions alors que d'autres se vautrent dans le luxe et la satisfaction.
Je ne peux l'accepter.
Il y a même des fois, et je sais que c'est stupide ! Que ça ne sert à rien ! où je pense à la condition de tous les animaux et j'ai envie de hurler. Les animaux d'abattage qui vivent un pur cauchemar de leur naissance à leur meurtre, mais aussi les animaux sauvages, la cruauté de la vie, la dureté de la vie.
Je ne trouve alors plus aucune raison valable. Je trouve la vie trop dure, je ne lui trouve plus de sens.
Si je n'arrive pas à me défaire très vite de ces pensées, alors je sombre pour la journée dans la mélancolie.
J'ai appris bien sûr à les repousser, à fermer ma porte, à verrouiller ces moments de lucidité insupportable pour me maintenir. Parce que je sais que je n'ai pas le pouvoir que ça change. Je n'ai aucun pouvoir si ce n'est de rester le mieux possible en vie et aimer les miens. En fait, aimer, tout simplement, quoi qu'il arrive. Et faire de cet amour justement, un sens à la vie, à ma vie, pour contrebalancer cette dureté que je constate.
Comment trouver la paix !
Peut-être pourrions-nous faire une balade en effet. Une toute petite vue l'état de mon dos, mais tout de même, sortir, respirer l'air.
Je l'ai fait hier avec Théo, ça nous a fait du bien.
Au fait, aujourd'hui c'est l'anniversaire de mon Loup... Alors aujourd'hui, quoi qu'il arrive, je laisse mes démons à la porte et je resterais heureuse. Je sais que c'est le plus beau cadeau que je peux lui faire.
Je t'embrasse fort.
Par pakita le Jeudi 22 décembre 2011
Ma chérie
Tu m'as mise au monde, le savais-tu ?
Comme Alex, Fanny, Harold et Théo, toi qui es née d'une autre femme, tout autant tu m'as mise au monde.
Il m'arrive parfois de regarder ton père, tu sais lorsqu'il bricole à la table de la cuisine, tellement concentré sur ce qu'il fait qu'il n'entend plus rien. Je le regarde et je te vois.
Je vous imagine tous les deux à Nantes lorsque vous vous êtes retrouvés à la rue. Je vous vois tous les deux si droits, si incorruptibles descendre parmi les exclus, perdre tout ce que vous aviez.
Je me souviens de ton tout premier coup de téléphone, t'en rappelles-tu ? Tu m'as parlé du procès, de l'injustice, de ce que Loup avait subi. Tu n'avais que 14 ans et tu savais si bien ce qui était insupportable, intolérable.
Et puis quand tu es arrivée la première fois à Annecy, si belle, si lumineuse. Comme j'ai eu le sentiment, immédiatement, que nos deux coeurs étaient soudés l'un à l'autre pour la vie.
Tu me parlais de Tom et déjà tu me donnais une leçon.
Je suis allée avec toi plus loin qu'avec quiconque. Même avec ton père. Nous avons abordé tant de sujets si sombres toutes les deux, si douloureux, sans peur, parce que nous avions l'une et l'autre l'absolue certitude que nous savions qui nous étions et ce que nous étions capables de faire.
Je savais que tu étais capable de me suivre jusqu'en enfer et moi de même.
Alors oui ma tendre Lisa, laissons le destin de côté, et parlons juste de l'évidence de notre rencontre, de notre amour, de notre vie.
Une géante aux pieds d'argile ? Oui, je crois.
Je t'aime.
Par Nath le Jeudi 22 décembre 2011
Ah que j'aime là vous lire toutes les deux...
Une géante aux pieds d'argile, c'est si magnifique...
Pakita, durant les grandes vacances dernières, je me suis retrouvée brutalement à l'hosto. Mon corps a parlé encore et ne pouvait plus...j'ai eu cette réflexion du fond de moi ' tu ne changeras rien au monde pour le moment" .Là j'ai eu le temps de réflèchir,et voilà ce que j'en pensé...non, on ne changera rien au monde mais et si on prenait une autre voie que celle de la révolte( qui tu peux me croire gronde en moi) ...et si je prenais la voie , déjà empruntée auparavant, mais que parfois je lâche, car trop fatiguée, qui est celle de " réduire" l'espace où je pourrais faire du bien..c'est difficile à expliquer, mais c'est ce que j'ai fait, j'ai envoyé des tonnes d'amour à mes amis et à ma famille, et à mon amour, et j'ai observé...finalement, ce que nous pourrions penser être trop petit pour y changer quoiquecesoit fonctionne dans le sens où quand l'un reçoit avec certitude, il est nourri, et tellement bien nourri de l'âme qu'il peut à son tour donner sans même s'en rendre compte...c'est aussi la voie que je prends, il fut un temps où je voulais que toutes les injustices disparaissent autour de moi, je tendais la main à qui voulait la prendre, quitte à me la faire bouffer ( et j'ai eu des expériences cuisantes...). maintenant, même avec ça je suis plus en paix, je pense à moi, aussi, quelques heures de temps en temps, car j'ai compris il y a peu que ce n'était pas égoïste...et la paix vient, du moins se gonfle, puisque oui comme tu dis elle est toujours en nous.
Je comprends ô combien tes inquiètudes de maman,, celles ci pour les connaître, je sais comme elles sont épuisantes, comme elles peuvent nous ronger, lorsqu'elles sont trop fortes en moi, je pleure un bon coup et je me dis " allez, sois douce avec toi même, tu aideras mieux tes filles"...tu vois , j'apprends encore et encore jour après jour..

Tam tam tam , youpii c'est un jour de bougies !!!Alors je souhaite un super bon anniversaire à Loup .
Son cadeau, c'est toi
Bon, je me permets de l'embrasser tout de même...hihihi..
Par Manon. le Jeudi 22 décembre 2011
On ne peut pas porter toute la misère du monde sur nos épaules, nous ne sommes pas non plus des "sauveuses" et encore moins des "redresseuses" de torts, non, simplement des personnes sensibles,intuitives...merci à toi d'être présente c'est déjà énorme, juste ça ;-)
Par Julia Heim le Jeudi 22 décembre 2011
Trop sensible et "en vrac" pour commenter... Les "commentaires" sont si beaux... Tu me sembles si fatiguée Pakita... Tu n'as plus envie de sortir, je te comprends tellement...mais fait attention à toi, il y a des "symptômes" qui ne trompent pas dans ce que tu relates de pas très joyeux ces derniers temps, au-delà de tout ce passif et passé douloureux... Je reste convaincue que changer vraiment d'air vous ferait à tous le plus grand bien, j'espère que cela sera possible un jour, et que vous trouverez la force, l’énergie, le courage et les moyens de le faire...

J'espère que Loup va mieux et que les nouvelles médicales sont rassurantes...

Pour ma part j'essaie de m'accrocher, c'est ps toujours facile car je suis à la merci de ces imprevisibles crises d'angoisse qui malgré le traitement de cheval que je prends sont toujours là je sens l'angoisse tapie au fond de mon ventre comme une araignée abrutie un peu comme moi par la chimie médicamenteuse... Bref, mon état est très fluctuant mais je tiens bon :)

Tu sais moi aussi j'ai connu ces envies d'en finir, un jour j'ai failli passer à l'acte après une enième humiliation et violence parentale... c'est la vision de mes enfants encore si petits qui m'a fait réagir in extremis et dévier la trajectoire de ma voiture avant de finir dans le Rhône... J'avais laissé mon témoignage chez S. quand elle aussi en a parlé... elle a supprimé son blog, quel dommage, mais je respecte son choix... bref.

"même si n’avoir plus envie de vivre, cela ne veut pas dire avoir envie de mourir."

c'est tellement vrai.

Je t'embrasse le plus chaleureusement possible en cette fin d'année où le moral doit résister le plus.
tendresse à vous tous.
Par Angèle* le Vendredi 23 décembre 2011
Pakita, cela fait la troisième fois que je passe, que je lis ton billet et je ne trouve toujours pas les mots à écrire, c'est tellement douloureux!
Nous sommes reliés à la vie par un fil ténu qui parfois casse, parce que c'est trop lourd de continuer, que c'est trop douloureux ce jour-là précisément.
J'ai pensé parfois, oh pas souvent quand même!, qu'il me serait simple de me laisser tomber par la fenêtre d'en haut ou de monter sur le toit par le vasistas. Ce serait l'histoire de quelques secondes et je n'éprouverais plus rien. Mais toujours, sans que je sache vraiment ce que c'est, il y a eu ce quelque chose qui m'a empêchée.
Dans mon village, il y a eu beaucoup de suicides, des jeunes, des plus âgés, des copains. Je pense très souvent à eux, je me demande pourquoi, comment.
Je suis comme toi pour la détresse, la souffrance, le malheur des autres. Je ne peux pas m'empêcher. Ce n'est pas que de l'empathie que j'ai, mais de la sympathie, au sens littéral du mot " souffrir avec ". Notre société actuelle manque cruellement de ces sentiments, alors que moi, j'aimerais prendre le monde entier dans mes bras.
Pour tes dents, et bien oui, c'est cela, ma dentiste m'en a fait la réflexion il y a un mois: elle m'a dit que mes dents (les vraies qu'il reste) étaient usées comme celles d'une vieille femme, qu'elle le voyait à leurs formes et à l'émail et que je " devais serrer les dents ". Je n'ai pas osé lui dire que oui, depuis toute petite, je " serre les dents ".
Ce soir en se couchant, mon fils m'a demandé ce que je voudrais que le père noel apporte et je lui ai dis " La paix ":))
Je t'embrasse bien fort, petite mangeuse de noisettes!
Par pakita le Vendredi 23 décembre 2011
J'allais tellement mal hier que j'attendais aujourd'hui pour te répondre. Et aujourd'hui c'est pire, je suis au fond du fond. Je ne crois plus en rien.
Je ne sais plus.
Dispute pour rien avec Loup hier qui d'évidence voulait que ça pète. ça lui arrive parfois et c'est terrible.
Comme Loup est la seule chose qui me tienne encore debout, surtout quand les enfants sont absents, et bien je m’effondre. Je perd tout repaire, tout espoir, toute raison.
Je sais que je vais reprendre pied. On reprends toujours pied n'est-ce pas ?
Et c'est peut-être ça le problème. A force de se relever, et de se relever encore, on peut nous croire invulnérable, alors pourquoi se priver de nous laminer, de nous en foutre toujours plus sur la gueule... oui, pourquoi se gêner.
Ces disputes avec Loup, je n'aime pas en parler ici, parce que je ne veux pas salir son image, je ne veux pas qu'on se dise : "ah ! le grand Loup ! il n'est pas si fantastique que ça" !!
Je ne veux pas qu'on pense que le problème est là en réalité. Non, Loup souffre autant que moi, d'une autre manière, mais autant, peut-être plus même. Il est bouffé de l'intérieur. Et la plupart du temps c'est l'homme le plus attentionné que je connaisse. Mais il lui arrive de temps en temps de lâcher des vacheries, des phrases coupantes, je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais compris. Et moi, vu l'état dans lequel je suis, il n'en faut pas beaucoup pour me foutre à terre.
Bref, ces disputes elles sont terribles, c'est une bombe qui tombe dans la maison et qui ravage tout. Ce jour où j'ai voulu m'ouvrir les veines, c'était suite à une série de disputes avec Loup justement.
Bref... je voulais te le dire. Je n'en ai jamais vraiment parlé au boudoir, parce que je ne veux pas qu'on le juge, ce serait trop "facile".
Mais bel et bien aujourd'hui, le tout petit plus que j'avais fait vers la paix s'est effondré comme un château de carte.
Heureusement j'ai eu ma tendre Lisa au tel hier et elle m'a aidée à me remettre un peu pour que j'arrive à m'endormir.
Alors ce que tu me dis sur cette paix, sur ce don auprès des siens, sur cette bulle d'amour qu'il faut faire à sa taille. oui bien sûr, je sais que c'est comme ça qu'on peut être heureux et rendre heureux. Mais quand c'est dans cette bulle justement que ça explose... alors tout vacille et l'envie de ne plus être revient.
Pour dire... il n'y a pas eu de bougie hier, pas de cri de joie, pas de cadeau, pas de bonheur. Juste la tristesse qui nous ravage, qui s'invite à notre table régulièrement sans prévenir, comme un parasite récurant et destructeur.
Pardon de me plaindre encore Nath. Je sais que tu as bien plus que ton lot de douleur. J'ai l'impression de passer mon temps à pleurer sur mon sors. Je me sens minable.
Je t'embrasse.
Par pakita le Vendredi 23 décembre 2011
Non, nous ne sommes ni des sauveuses, ni des redresseuses de torts (tiens, tu as vu que redresseur n'existe pas au féminin ?!!)
Mais nous avons les yeux grands ouverts et le malheur du monde est là, sous nos yeux, devant notre porte. Que devons-nous faire ? Que pouvons-nous faire ? Car il ne serait être question de refermer la porte tout doucement et faire comme si de rien n'était !
J'en viens à nourrir les chats errants du quartier, à jeter régulièrement des graines et du beurre pour les oiseaux, à fabriquer des niches pour les insectes... Mais les hommes... les hommes sont si durs à aider, et certains d'entre eux sont pourtant traités comme des animaux.
Et d'autres, et dans mon village ils sont légions, sont violents, machistes, racistes... De ces paysans/montagnards bourrés de tunes grâce aux spéculations de leurs terrains qu'ils vendent une fortune... des connards qui se baladent avec leur fusils et leur bouteille de pinard.
Comment le monde peut-il marcher ?
Je ne peux pas juste me dire que je n'y peux rien, ça ne me suffit pas. Je voudrais retrouver mes forces et dénoncer, militer, entrer en résistance.
Mais j'ai à peine les forces pour moi et ma famille.
Ah... je vais mal Manon, si mal... je ne savais pas qu'on pouvais aller si mal.
Et mon petit Théo qui me voit pleurer et qui ne comprends pas pourquoi.
Peut-être que je ne suis pas de taille finalement. Peut-être que je fais plus de mal que de bien.
Je ne sais plus rien aujourd'hui.
Merci à toi d'être là.
Par pakita le Vendredi 23 décembre 2011
Changer d'air. Si tu savais comme j'aspire à cela Julia ! Je voudrais là, tout de suite, faire mes valises et quitter cette maison que je hais, quitter ce village maudit, cette région.
Je voudrais tourner la page.
Mais tu sais bien que ce n'est pas aussi simple.
5 années sans le moindre salaire, sans assédic puisque Loup était prof, sans aide pour Théo, avec juste 340 euros de RSA par mois. Tu imagines comme cela nous a laminés ! Il ne nous reste rien.
Sans parler de nos forces bien sûr.
Et justement Loup ne va pas. Hier il avait plus de 20 de tension. Je voulais l'emmener aux urgences mais il n'a pas voulu. Hier il était mal luné. Tout ce que je voulais faire pour lui s'est retourné contre moi. On craque je crois. lui et moi. De tourner en rond sans plus la force d'affronter les problèmes, les regardant s'accumuler dans notre vie.
On se sent minables, inutiles, perdus.
On vit ensemble 24/24 heures. Alors quand tout va bien, c'est fantastique bien sûr, mais quand on craque, c'est lourd. On n'a plus de place pour respirer. S'il n'y avait pas Théo, je prendrais le large quelques temps. Mais Théo est là, présent, témoin de ces cris, de ces larmes. Pauvre loulou qui ne comprends pas pourquoi nous ne pouvions passer par-dessus notre colère pour fêter l'anniversaire de Loup ! Nous faisons du mauvais boulot avec lui dans ces cas là et ça en rajoute à mon désespoir.
J'ai lu chez toi que tu reprenais un peu pied malgré des moments d'angoisse encore présents. Malgré les médicaments aussi. Pardon de ne pas laisser de mots. Je suis trop mal pour commenter ce genre de billet. Et puis tu sais ma belle quelle est ma posture vis-à-vis de la psychanalyse. Et j'ai pas envie de t'embêter avec ça ! Je ne détiens aucune vérité à ce sujet, c'est juste ma posture et je n'ai pas envie de te blesser.
Je t'embrasse fort.
Par pakita le Vendredi 23 décembre 2011
oui, c'est tout à fait ça, un fil ténu.
Il a cassé ce fil, à nouveau, Clac ! Comme un rien. Un moment on est debout, on croit qu'on tient sur ses deux jambes, qu'on peut respirer tout l'air alentour. Et il suffit d'un mot, d'une phrase et plus rien, le fil qui nous relie n'est plus et les jambes cèdent et l'air n'ai plus respirable.
Ce que je ne sais pas bien, c'est comment faisons-nous pour réparer ce fil. Car bel et bien, et quel que soit le temps que cela nous prend, nous le retrouvons ! Nous nous retrouvons sur nos deux jambes, nous respirons l'air à nouveau...
Aujourd'hui, entre deux eaux, je me pose la question. Le fil a cassé, je suis à terre. Je suis dans un état d'engourdissement. Je n'ai plus de larmes elles ont toutes coulé hier et cette nuit. Reste une affreuse migraine et plus le goût à rien. Si ce n'est à maintenir ce lien entre nous toutes. Ce lien qui me tient debout depuis plusieurs jours. Qui me dit qu'il y a du bon, de l'inattendue, de l'espoir, des raisons d'être.
Je m'en veux aujourd'hui d'être si faible. Je me sens pitoyable, pathétique.
Je ne sais pas comment je vais passer la journée. Renfermée sur moi-même très certainement, comme une louve dans sa grotte, prête à mordre.
Ce n'est pas encore aujourd'hui que je vais desserrer les dents, je le crains.
Quant à la paix, si t'en reçois un peu pour noël... pense aux copines ! ;-)
Je t'embrasse fort.
Par Nath le Vendredi 23 décembre 2011
Ma chère Pakita,
Non, tu ne te plains pas, tu dis de là où tu te trouves...non, tu n'es pas " minable", tu souffres de très loin...
Je t'entends d'ici, et après avoir convoqué un peu de silence, je prends la parole pour te la tendre...
Heureusement ma petite Pakita que Loup est ce qu'il est , qu'il n'est pas surpuissant...tu ne salis pas son " image" que de dire ce qu'il est et que de dire comme ce qu'il a en lui déborde comme un mauvais torrent plein de boue qui te blesse...
Tu as utilisé le mot " repaire", ne voulais tu pas écrire " repère" ? si oui, c'est un formidable "lapsus"...
Car si Loup est un repaire, c'est que tu t'es logée en lui, que tu as cherché et sûrement trouvé parfois de quoi trouver à respirer...mais comme Loup est aussi en asphyxie en son intérieur, vous vous asphyxiez dans cet ensemble...attention, je ne dis pas " vous vous asphyxiez " sur un ton de reproche ou que sais je encore...non, c'est juste ce qui me vient...
Je comprends comme le si fragile chateau de paix construit dans le désespoir, sur des sables mouvants, dégringole avec fracas sous les coups de vent, je comprends comme ta fragilité si terrible là fait que tu n'as aucune défense face à ces phrases qui font mal et qui cisaillent...
Ce que j'entends, ce n'est pas une plainte, c'est des coups de butoir de douleurs en toi et je n'ai qu'un geste, je te prends de loin dans mes bras...
Souvent, je suis atterrée de te voir autant de courage et de rage accrochés à tes tripes lorsque je te lis...
Là, j'entends que ça craque encore un peu plus chaque jour, oui, nous t'entendons Pakita...
J'ai envie d'avoir ce pouvoir de convoquer les images qui seraient celles d'un repos pour toi...mais je sais aussi que les mots ne suffisent pas à faire redresser le roseau qui plie, il faut que s'arrête la tempête, et nous n'avons que peu de pouvoirs face à ce qui déferle...
Mais Pakita, tu es une femme merveilleuse, je voulais te le redire, très sincèrement, nous sommes nombreux à te parler ainsi, nombreux à trouver auprès de toi une lumière...
De loin, d'ici, j'invite le jaune autour de la table...
Et je t'embrasse très affectueusement...
Nath
Par Miette/Débla le Vendredi 23 décembre 2011
Difficile de venir poser des mots pour atténuer ton mal d'être actuel. Je ne peux donner des phrases toutes faites, ce serait indécent... Je ne sais pas bien traduire mes pensées, je sais seulement que le fond du trou je l'ai connu et que toutes sortes d'idées les plus noires m'ont tourneboulé à ces moments là. Je ne sais pas comment j'ai retrouvé l'énergie de voir le soleil au mitan de la nuit, mais je l'ai eu... Je ne connais pas de recette miracle, les amis(es) sont précieux bien sûr. Quand j'ai commencé à fréquenter un groupe de personnes dont les enfants souvent de psychoses ou schizophrénie, je me suis apercue que nombre de femmes se battaient toute seules, vraiment seules.... J'avais le bonheur d'avoir des amis(es), du soutien, et mon ex aussi qui s'est remis main dans la main avec moi.... J'ai donc oublié les paroles tranchantes, la trahison, et tout ce qui m'avait à un moment donné donné à ruminer contre lui et amené à me terrer chez moi....Je souhaite très sincèrement que ton énergie revienne, que tu puisses tirer de tes mauvais moments actuels une force indestructible ...
Bises
Miette ou Débla( mon prénom Tzigane)
Par Miette/Débla le Vendredi 23 décembre 2011
oups , je voulais dire: dont les enfants souffrent de psychoses.......
Par Manon. le Vendredi 23 décembre 2011
Comment vas-tu wonder woman ? je pense que tu dois faire partie du club que j'appelle les Saintes Mères qui se battent sur tous les fronts sans repos en faisant des over doses de nuits blanches. Pakita, identifie tes priorités, pas plus de trois,il me semble que là tu ne peux en prendre plus sur tes épaules alors ma chère, va falloir que tu apprennes à lâcher prise et à déléguer si, si, ça s'apprend lol je te jure qu'on y arrive. Donne m'en des nouvelles.
Ta santé est ta priorité première, t'en reste deux no more OK ???
Par Caly le Vendredi 23 décembre 2011
Je ne peux que rejoindre le commentaire de Nath.

et j'ajoute que tu as besoin de prendre l'air, (j'ai failli ajouter : ma tendre pakita)

Dis moi, l'étang est-il loin de chez toi? As tu la possibilité d'y aller sans prendre la moto? Et si tu nous faisais un petit reportage photo sur l'étang en ces premiers jours d'hiver ?

Tu sais? Parfois il faut pouvoir laisser à l'autre, cette moitié qu'on aime, le temps de reprendre consistance dans une dimension où on n'est pas.

Je crois que ton Loup, comme toi, a besoin d'air. Non pas loin de toi, ni sans toi, mais simplement retrouver sa solitude de temps en temps, le temps de se reconstituer.

Mais par pitié, (et crois bien que je parle en connaissance de cause du haut de mes 54) arrête de prendre sur toi.

Je suis certaine que quand ton Loup s'énerve, râle, ce n'est pas sur toi, c'est simplement un "trop plein" qui se dévide, qui doit sortir, rouler, dévaler, ruisseler. On ne peut lui jeter la pierre, c'est tellement humain.

Pour résumer, je dirai que tant ton Loup que toi avez besoin de vous exprimer. Tu as le boudoir, et c'est bien.

Tiens idée, pourquoi ton Loup n'ouvrirait-il pas un blog ? ou un site ? pas forcément intimiste, pas forcément trop perso, mais il a bien des passions ton homme, non ? (vi Toi, tu le passionne, mais bon ce n'est pas genre de blog que je pensais ;)

ps : désolée pour commentaire mal construit, mais je ne suis pas dans un bon jour. sorry. Mais je suis certaine que tu en comprendras le sens, l'essence

Bises
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
tu vois que tu es un trésor ! :-)
Tout d'abord le lapsus de "repaire", même s'il est poétique, je te l'accorde, n'est dû, je crois qu'à ma mauvaise orthographe. Je n'ai jamais été bien forte et ce genre d'erreur, de substitution, j'en fait hélas beaucoup. En me relisant dernièrement dans un commentaire je me suis aperçu que j'avais écrit "funambule" au lieu de "somnambule"... des comme ça j'en fait beaucoup, par écrit mais en parlant aussi. Bref... repère, repaire. Loup est de toute façon tout ça pour moi, c'est vrai.
Et comme ton analyse est juste !!! Oui, nous sommes tout l'un pour l'autre, mais tellement abimés tous les deux que finalement nous ne pouvons pas (plus) nous aider. le malheur de l'un en rajoute à l'autre, parce qu'en plus de notre propre désespoir s'ajoute celui de ne pas pouvoir aider celui qu'on aime. C'est un cercle vicieux.
Hier, c'était flagrant. Chacun souffrant dans son coin, incapable d'aller aider l'autre.
Finalement, c'est Théo qui nous a sorti de là ! je raconterai peut-être cela dans un billet, mais c'est indéniablement mon plus beau cadeau de noël.
Aujourd'hui, si ce n'est des douleurs physiques un peu partout, mon moral va mieux. Je remonte la pente.
Les enfants arrivent dans 2 jours. ça me laisse un peu de temps pour préparer la maison. En plus le beau temps est revenu. Il est peut-être temps que je remette un peu de musique dans la maison !
Je t'embrasse fort ma belle, merci merci merci pour ta présence, pour ce soutient qui m'a tellement aidé, qui m'a permis de reprendre pieds, de ne pas couler jusqu'au fond.
C'est une leçon à donner à tous ceux qui dénigre les blogs en ne voyant que des vitrines fades et hypocrites. Non, c'est ça aussi, des mains tendues, des oreilles attentives, des cœurs en communion.
Une pensée pour ta fille. J'espère qu'elle sera en état de sortir de l'hôpital pour noël.
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
Merci Miette.
Oui, la solitude pèse et en rajoute au malheur. On rumine, on tourne en rond. Les amis sont si précieux ! Pouvoir parler, confronter sa peine à la vision extérieur des autres, pouvoir sortir ce qu'on a sur le cœur, même si c'est disproportionné, juste pour l'extirper, le contempler, le corriger s'il le faut.
Et puis le temps fait son affaire, parfois dans le bon sens, heureusement.
J'ai lu sur ton blog que tu avais une affinité particulière avec les tziganes. Il faut à tout prix que je prenne le temps de lire ça comme il faut, car j'aime énormément ces communautés et je crois que nous avons beaucoup à apprendre d'eux. De plus leur histoire terrible pendant la deuxième guerre est peu relatée je trouve alors qu'ils ont été eux aussi persécutés et décimés.
Merci pour tes voeux... je reprends des forces depuis hier soir. Mes enfants arrivent dans deux jours. Je pense que je sors du trou.
Je t'embrasse.
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
:-)
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
rire. Ouais ben, dans le genre wonder woman on fait mieux, t'inquiètes pas.
Je ne parlais pas vraiment de vouloir (et encore moins pouvoir) agir que d'avoir les yeux grands ouverts. J'ai tellement le sentiment que c'est le mal de notre siècle... fermer les yeux, ignorer, oublier, laisser de côté, tu vois ?
Je me souviens d'une phrase qui m'avait envahi la tête il y a quelques années, j'en avais parlé au boudoir d'ailleurs : "l'ignorance protège". Je ne sais pas d'où venait cette phrase, si c'est une citation que j'ai retenue sans me rappeler l'auteur ou si c'est de moi qu'elle est née. Quoi qu'il en soit, oui, je crois que l'ignorance protège et que lorsqu'on a décidé à un moment donné d'ouvrir réellement les yeux sur le monde, on ne peut plus être serein.
Mais pour le reste, tu as raison. Il me faut déterminer des priorités, et oui, bel et bien, ma santé en premier. Parce que tant que je serai dans cet état je ne pourrai rien faire de bien dans ma vie.
Donc. Les dents, le dos, la tête, la respiration... et ensuite on verra.
Plein de bisouxxxx
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
Vous êtes toutes des amours les filles et vous parlez d'or.
Oui à tout bien sûr. Et le plus fort, c'est que je le sais. Mais quand je suis au fond, comme je l'ai été ces derniers jours, je l'oublie.
Aujourd'hui je remonte et Loup aussi je crois, malgré une chique énorme à la joue due à une rage de dent... et oui ! On communie par la douleur quand on ne sait plus le faire par les mots (et je rigole à peine en fait).
Faire des photos à l'étang ? pourquoi pas... Si mon mal de tête veut bien me laisser un peu tranquille, j'essayerai. Théo serait tout content de venir avec moi, c'est un lieu qu'il adore.
Sinon Loup voulait faire un site sur les vieilles motos anglaises, l'une de ses passions, mais il n'est pas allé jusqu'au bout. Par contre, en ce moment il s'est remis à la guitare et ça lui fait un bien fou. Je sais que quand les enfants vont venir ils vont pouvoir faire de la musique ensemble et rien ne pourra lui faire plus de bien.
C'est gentil de penser à lui et surtout, merci d'avoir compris ce que je voulais dire de lui et ne pas lui en vouloir.
Prends soin de toi.
Par Nounouche le Samedi 24 décembre 2011
Belles fêtes de noël à toi et ta tribu....
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
merci nounouche !! :-) je te souhaite de même pour toi et tes bretzels !
Par Angèle* le Samedi 24 décembre 2011
:( pour la chique, clous de girofle si tu as, ou alors, petit coton imbibé d'alcool fort (genre Ricard, hips), directement contre la gencive.
Oui, les maux remplacent parfois les mots, si tu savais comme je pense à toi depuis quelques jours!
Vous méritez le meilleur, oui, le meilleur, le mieux, le plus, le tendre et le doux!
Je t'embrasse fort et je pense profondément à toi, j'embrasse fort aussi les tiens, mille câlins à Théo.
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
C'est gentil ma belle et ça me touche.
Oui, clou de girofle et coton imbibé au rhum... hélas, on connait bien. Fut un temps où on avait chacun sa petite bouteille de rhum dans notre table de nuit hihi... ça faisait un peu vieux alcoolos ! n'empêche c'est magique et aussi pour les aphtes !
Sa chique semble dégonfler depuis ce matin. Et surtout, nous nous sommes retrouvés et ça... pfff... ça c'est le meilleur des carburants ! Tout semble possible alors qu'hier j'avais de nouveau envie de disparaître.
C'est fou en même temps de penser à ça, non ? à quel point mon bonheur dépend de lui et comme je le sens fragile sans moi.
Tous doucement, nous préparons la maison pour les enfants. 1/2 heure de boulot, 1 heure de pause :-) Il faut qu'on y aille tout doux si on veut aller jusqu'au bout.
Maintenant que tous les cartons ont été vidés, tout semble plus simple.
Je t'embrasse fort très chère Angèle et tes deux hommes aussi.
Je passe ton bonjour à Loup et à Théo.
Par Doc GREG le Samedi 24 décembre 2011
Bonnes fêtes de fin d'année chère Pakita,que le bonheur soit sur les tiens.
Par pakita le Samedi 24 décembre 2011
Merci très cher Doc.
Je t'envoies à mon tour tous mes voeux.
Merci d'être là
 

à vous









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