
égulièrement l’envie me prend de faire un sujet à propos des commentaires, disons plutôt sur les commentateurs.Et puis je ne suis jamais allée jusqu’au bout.
J’avais le sentiment de prendre le risque de faire un sujet un peu facile, pour ne pas dire carrément démago. Genre : « comme c’est beau de communiquer, comme c’est beau ce partage »…
Mais au fond de moi, c'est pourtant un sujet important, pas si facile que ça à aborder.
Alors je me lance.
Pour commencer, petite remontée dans le temps.
Le boudoir a eu 3 ans il y a peu. Il a passé deux ans hébergé chez Canalblog, puis, pour fuir les encarts publicitaires de plus en plus envahissants, je l’ai déménagé chez Cowblog à qui je paye une somme annuelle pour ne plus être envahie.
Comme le savent ceux qui me suivaient déjà chez Canalblog, j’ai pris la peine de rapatrier non seulement tous les billets écrits mais également à leur suite tous les commentaires.
Le système de commentaires de cowblog étant différents de celui de canal, j’ai dû le faire à la main, c’est-à-dire, les ramener 1 à 1 en signant du nom de la personne, et dans le bon ordre, avec mes réponses en regard. A l’époque il y avait environs 4 500 commentaires.
Je ne sais pas exactement combien d’heures cela m’a pris, mais c’était assez énorme comme travail.
Pourquoi j’ai fait cela ?
Et bien justement, parce que pour moi un blog ne vit que par ses visiteurs et commentateurs.
Un sujet, c’est bien beau, c’est important, je ne vais pas prétendre le contraire, mais seul, à quoi ça correspond ? Autant écrire un journal intime, ou alors un livre si on a l’envie d'être lu.
Mais, le blog c’est vivant, c’est en marche perpétuellement !
Les commentaires apportent tout le reste, tout ce qui fait qu’une conversation est fabuleuse, qu’un dialogue est nourrissant. Il ouvre vers d’innombrables sensibilités, vers des vécus riches et parfois bouleversants. Il maintient le fil entre nous, que nous soyons de la même ville ou aux opposés du pays, voire même de pays différents. N’est-ce pas fabuleux ?
Il y a quelques semaines, par curiosité et dans l’idée de ce billet justement, j’ai installé au boudoir un petit compteur journalier des visites. C’est un compteur en temps réel. Il n’est pas très précis. Je ne sais pas qui vient ni où il va. Je sais juste combien de personnes passent au boudoir chaque jour (une seule comptabilité par personne et par jour) et combien de pages s'ouvrent chaque jour (pour ceux qui passent plusieurs fois).
Ce que j’ai constaté c’est qu’il y a à peu près toujours quelqu’un au boudoir, de 7 heures du matin jusqu’à disons 2 heures du matin suivant. Il peut y avoir jusqu’à 5 personnes en même temps mais je l’ai rarement vu sans personne.
Ça m’a mis une claque je l’avoue. Je ne pensais pas que le boudoir était autant visité. Ça m’a fait plaisir bien sûr, j’aime qu’on se sente bien au boudoir, qu’on ait envie d’y passer du temps. Mais je me suis posé des questions aussi. Qui vient, pourquoi, qu’y fait-on finalement ?
J’ai fait une petite moyenne à la va comme j’te pousse, c’est pas mon truc je l’avoue… et ça donne environs 1 commentaire toutes les 50 visites. Etrange non ?
Mais ce ne sont que des chiffres et ce n’est pas très intéressant.
Je vais vous dire pourquoi finalement j’ai fini par écrire, aujourd’hui, ce fameux billet sur les commentaires.
Et bien parce que Loup, qui regarde toujours le boudoir d’un œil critique et discret a été particulièrement ému lors de vos derniers commentaires sur le billet « Justice pour Théo ».
Il ne s’attendait pas à tant de compassion, de gentillesse, d’attention.
Il n'a pas arrêté de me dire : « Il faudra leur dire merci , qu'ils sachent comme c'est important pour nous» !
Il a trouvé ça incroyable que vous vous intéressiez comme cela à nos soucis et que vous ayez pris la peine de venir ici nous parler de votre joie pour nous et de nous encourager pour la suite.
Je l’ai rarement vu comme ça, je vous l’avoue.
Ça ne veut pas dire que je n’ai pas été touchée moi aussi ! Eh oh !! Faudrait pas croire que je suis insensible, et encore moins blasée !
Je vais vous dire. C’est vrai que le boudoir a la chance d’avoir pas mal de commentaires et surtout des vrais commentaires, riches, impliqués, mais jamais je ne m’en lasse ! Jamais je ne me dis : « Arg ! Encore un à qui il va falloir répondre » !
Non, au contraire. A chaque fois je suis émue et déjà des phrases se forment qui vont prendre la suite de la conversation avec vous.
Alors hier, bloquée à la maison par le froid et par mon mal de dos qui revient voir un peu si je suis toujours là pour l’accueillir (le traitre), j’ai pris un moment pour faire le bilan des gens qui commentent le boudoir. Les vieux de la vieilles, ceux qui sont encore là, ceux qui ont disparus, les bavards, les discrets, les propriétaires de blogs, les sans blogs fixes, les pertinents, les têtes en l’air, les petits coucous sympa ou les textes pleins de fougue.
J’y ai passé des heures. Des heures pleines de bonheur croyez-moi.
Aujourd’hui, le boudoir a environs 7000 commentaires. C’est une bonne moyenne je trouve. En fait, c’est étrange à dire comme ça, mais c’est ce qu’il mérite je trouve. Ni trop, ni pas assez. C’est le boudoir quoi !
Moi qui aime bien les liens, les petits trucs qui habillent les murs du boudoir, je me suis dit que ce serait sympa de faire « un nuage des commentateurs »… Je n’ai pas pu faire exactement ce que j’avais en tête, les restrictions techniques liées au support m’en empêchait, mais j’ai fait comme j’ai pu.
J’ai mis ceux que j’ai retrouvé dans mes archives, ceux que j’ai en lien dans ma colonne de droite, ceux que j’ai en marque-page… J’en ai forcément oublié… n’hésitez pas à me le dire !
Pour ceux qui ont leur propre blog, je l’ai mis en lien. Il n’y a qu’à cliquer sur le nom.
Bon ben… voilà, c’est là

























Je comprends ton engouement. Je ressens la même chose. Le 20 février, cela fera un an de blog "Ella", et je n'ai jamais autant apprécié la présence et chaleur des commentateurs. je n'oublierais jamais le soutien que cela m'a apporté, notamment cet été, et ne serait-ce que tout dernièrement. L'empathie est réelle, le désir de bien être de l'autre, car des liens se tissent, il faut juste prendre le temps, et l'accepter en tant que tel, comme lien virtuel certes, mais lien quand même. D'ailleurs, c'est un bon compromis : accepterions nous d'être "envahis" physiquement par une vingtaine de personnes à chaque coup dur? :)) De plus, dans la vie réelle, les gens compatissent, mais restent distants, sans doute la peur de "plonger dans la détresse de l'autre" et de se sentir ainsi redevables, ce qui est dénué de sens, car dans la vie privée, nous n'attendons rien d'autre qu'une écoute en général, car nous comprenons tous que chacun a sa vie, ses problèmes..
Le lien est réel, c'est là toute la subtilité de ce contact virtuel ! :) Et oui Loup, l'attention est réelle, mais il faut être partie prenante comme nous le sommes pour le savoir, même si nous nous en étonnons, émerveillons régulièrement.
Votre présence me fait beaucoup de bien en tout cas.
Bisous et bon week end :)