
ous vous souvenez de cet article sur nos déboires avec la gestion de notre dossier santé ? Pour rappel, c'est ici MGEN=collabos
Et bien, bande de petits veinards, sachez que l'affaire est loin d'être résolue et que ceux qui aiment m'entendre pester (si si !! Il y en a !!) vont être servis.
Mais tout d'abord, un petit cours gratuit et pas cher.
La MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale) a été créée au sortir de la guerre afin d'alléger la gestion des dossiers santé en prenant à sa charge les dossiers des employés de l'éducation nationale.
Je dis bien, la gestion et non les remboursements ! Qui eux, sont bel et bien toujours pris en charge par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie).
Bien sûr, si la MGEN a accepté cette charge, ce n'est pas par bonté d'âme, mais parce qu'en contrepartie, elle pouvait ainsi vendre plus facilement son propre produit, c'est à dire, sa mutuelle santé.
Un professeur se verra donc automatiquement et obligatoirement affilié au régime générale via la MGEN, même s'il décide de prendre une autre mutuelle complémentaire.
Il n'a pas le choix.
Petit récapitulatif de mon dernier billet :
Loup, en tant qu'enseignant est donc sociétaire de la MGEN.
Il a été révoqué certes, mais ses droits sont ouverts pour les 4 années suivant sa révocation.
Moi-même, ayant eu au moins trois enfants pouvaient prétendre à être sociétaire indépendante chez eux à vie... mais bien sûr, la MGEN n'a cessé de me dénigrer ce droit, ne m'acceptant chez eux qu'en tant qu'ayant droit de mon mari.
Bien qu'étant tous les deux ayants droits de Loup, Théo et moi-même passions notre temps à apparaître puis à disparaître des fichiers de la MGEN.
De plus, l'ALD (Affection Longue Durée) de Théo n'était qu'un bel alignement de lettres sur un courrier mais n'a jamais vraiment valu dans le remboursement de ses soins, si ce n'est pour l'orthophoniste qui s'est battu comme une lionne presque 2 années afin de se faire rembourser ses séances. Et même après cela, l'ALD de Théo n'est jamais apparu sur notre carte Vital.
A bout de patience, l'assistante sociale de notre quartier nous a proposé de tous nous passer à la CMU (Couverture Maladie Universelle) histoire qu'au moins nous soyons tous réunis sur le même dossier. Mais dans sa volonté de se débarrasser de l'affaire, elle s'est trompé d'interlocuteur, nous basculant de la MGEN à la CPAM qui, n'ayant jamais eu à traiter notre dossier ne nous (re)connaissait pas et nous a donc envoyé de toute bonne foi un formulaire de bienvenue accompagné d'un questionnaire en règle...
Loup étant en procès contre l'éducation nationale pour renvoi abusif et ayant bon espoir, vue la pertinence de son dossier de se voir réintégrer, nous ne voulions pas de ce changement d'organisme !
C'est ainsi qu'au bout de je ne sais combien de courriers et coups de gueules téléphoniques, nous avons réussi malgré tout à obtenir, pour les quelques mois restants la CMUC (CMU Complémentaire) à la MGEN. On nous a accordé les droits rétroactifs bien sûr, mais euh... j'aime autant vous dire que durant ces longs mois, bien que tous malades, nous n'avons entamé aucun soin... comment les payer ? Comment avoir l'assurance qu'ils nous seront un jour remboursés ?
Donc bénef pour la MGEN qui nous accordent des droits qui ne nous ont pas servi.
C'est à peu près là que je vous avais laissé il y a maintenant 1 an et 4 mois.
Un peu soulagés quand même, nous avons entamé une série de soins pour Théo, plus quelques broutilles pour nous-mêmes. Quel bonheur que d'avoir juste à présenter sa carte Vital !!! Ne plus avoir à trembler, à expliquer, à affronter perpétuellement le regard dubitatif puis suspicieux de notre interlocuteur !
Et puis, la fin de notre couverture CMU est arrivée et je ne l'ai pas vu venir.
OK, on va me dire que je suis une nouille, qu'après tout ces combats pour l'obtenir, j'aurais pu faire attention pour la garder !!!
Mais euh !!! ça faisait 2 mois !!! juste 2 mois que nous venions de l'obtenir !!! Moi j'ai cru que j'avais tout mon temps ! J'ai cru que ce serait plus long ! ce confort, ce calme, ce temps où on a des droits et où on nous les accorde !
J'ai pas renouvelé ces droits en temps et en heure.... Ok, j'ai eu tord et croyez moi, je me flagelle chaque jour, car, ces droits, on ne nous les a plus jamais accordés !!
Notre assistante sociale s'est fait muter, on a eu droit à tout une liste de cruches plus empotées les unes que les autres qui ont mis un bousin pas croyable dans notre dossier, un dossier qui méritait pourtant déjà la palme des dossiers merdiques.
Alors on a craqué et on a fini par céder. (qu'on me jette la première pierre) Exit la MGEN, bonjour la CPAM.
Comme le procès contre l'éducation nationale trainait (ça faisait déjà 3 ans) et qu'on était de plus en plus malades, on a lâché prise en rêvant d'une situation définitive. Nous, on voulait juste pouvoir aller chez le médecin, le dentiste, renouveler les lunettes de Théo, me faire faire une radio des poumons... des trucs simples quoi !
La dernière assistante sociale qui nous est allouée (je ne sais pas combien se sont refilé le dossier depuis le début) est aussi cruche que les autres, mais au moins est-elle bienveillante (du moins l'était-elle lorsqu'elle pensait pouvoir faire mieux que les autres. Aujourd'hui, c'est une autre affaire...)
Elle m'aide à monter une nouvelle fois mon dossier, et hop, c'est repartit : Demande de protocole de soins pour Théo pour son ALD, demande de notre médecin référant, attestation de ceci, signature pour cela... Tout est daté, signé, empaqueté...
Les jours passent, les semaines et puis les mois.
Je demande un nouveau rendez vous avec l'assistante sociale.
Elle me dit qu'il lui manque une attestation d'affiliation de la MGEN afin de pouvoir transmettre ces données à la CPAM.
- Vous leur avez demandé ?
- Ben non ! j'attends qu'ils l'envoient...
Vous seriez resté calme vous ? Et ben moi, je suis restée calme. Si ! j'vous jure ! Arrive un moment ou plus rien ne vous étonne.
Je luis conseille donc vivement, calmement, mais vivement de ne rien attendre d'eux vue la manière dont ils nous traitent depuis moult années ! Et de réclamer, journalierement si besoin, les papiers nécessaires car, le sait-elle ? chaque jour est pour nous un jour de douleur non soigné !!!
Je rentre chez moi, un peu sous pression mais toujours confiante.
Les jours passent, les semaines...
Je téléphone.
- Je ne comprend pas !! Ils ne m'ont toujours rien envoyé ! je leur ai écrit pourtant !
- Quand ?
- Le jour même où vous êtes venue me voir !
- Et depuis ?
- J'attends....
Moi j'vous l'dit... elle a eu du bol que je ne sois pas en face d'elle.
Les jours passent.... Les semaines... Je reçois une lettre de la MGEN qui m'envoie enfin l'attestation ! J'ouvre, fébrile !!! Il y a Loup, Théo....
De nouveau, je n'existe pas.
Putain, pardonnez moi l'expression, mais putain, d'autres en seraient venu au meurtre !!
Et là, je baisse les bras. (Envoyez moi la deuxième pierre).
J'en ai marre, je me roule en boule et j'attends. Ne me demandez pas ce que j'attends !!! J'attends, juste.
Parallèlement, Loup vient de gagner enfin son procès contre l'éducation nationale. Comme il le clame depuis le début, ils n'avaient pas le droit de le renvoyer de la sorte. Il est réintégré dans son poste rétroactivement. C'est comme s'il n'avait jamais été renvoyé... hihi, sauf que bien sûr, il n'a pas touché un seul salaire depuis presque 4 ans et qu'il n'est pas question qu'on le dédommage, hé oh !!! l'a rien foutu tout c'temps là ! on va pas lui filer des sous non plus !!
Et puis, je sais, ça n'a rien à faire dans ce billet déjà dramatiquement long, mais pour la beauté de l'affaire, sachez qu'on ne lui a pas redonné un poste non plus ! donc, toujours pas de salaire ! En gros, Loup est employé de l'éducation nationale.... sans emploi. J'en entends qui ricanent au fond ? je ne leur en veux pas, y'a vraiment de quoi.
Bon.... où en étais-je ?
Punaise !!! Mais au fait !!! Comment faire pour le dossier santé ?! Loup ne peut plus être sociétaire de la CPAM ! va falloir tout reprendre !
Nouveau rendez-vous avec l'assistante sociale qui, tiens, c'est marrant, est beaucoup moins bienveillante.
On lui explique la nouvelle tournure du dossier.
Loup reste sociétaire de la MGEN, ça tombe bien, comme le dossier n'a toujours pas été envoyé, c'est là qu'il est, il y reste. Pour l'instant, Théo reste son ayant droit, faut pas chercher la merde non plus. Reste moi, pardon d'exister, qui demande encore et toujours à être couverte en tant que PAKITA avec mon n° de Sécurité Social à moi que j'ai depuis que j'ai 18 ans !!
C'est simple non ! Fastoche ! J'y ai droit, tous les textes de loi de la sécurité sociale le disent de manière simple et sans détour.
On laisse tout ça entre les mains de l'assistante sociale qui nous assure avec un sourire confiant que tout est dans la poche et que ce n'est plus qu'une question de jours.
Elle va envoyer tout ça dés demain à la CPAM avec laquelle elle est en contact étroit. Nous sommes, il faut la croire, sa priorité absolue !!
C'est tellement nickel que, n'y tenant plus, je commence mes soins dentaires. Faut dire que je douille sérieux.
Je signale, et ce n'est pas un détail, qu'il est bien stipulé dans la loi que la CMU doit être accordée le premier jour du mois suivant la demande. C'est écrit, tamponné, là, sous nos yeux.
Les jours passent, les semaines...
Lettre de l'assistante sociale qui propose un rendez-vous afin de finaliser notre dossier santé.
Euh... ça veut dire quoi ça... il est pas fini notre dossier ?
C'était il y a 9 jours.
Nous arrivons en imaginant le pire.
C'était encore pire que ça.
L'assistante sociale nous annonce qu'enfin la MGEN a écrit et qu'elle propose de nous reprendre si nous voulons bien remplir un nouveau dossier d'inscription. C'est qui déjà notre médecin référent ?
Calme Pakita, calme...
Nous lui demandons ce qu'il en est de notre dossier, de notre plan, de mon inscription à la CPAM, de la demande d'ALD pour Théo.
Et là, tenez vous... là, toujours avec son sourire à 2 balles, elle tapote légèrement de sa main un dossier posé sur son bureau et me répond, en me regardant droit dans les yeux.
-Tout est là !! Ne vous inquiétez pas ! Tout est là...
Je respire.
-Vous voulez dire que la demande de protocole de soins faite pour Théo en juin 2010 est là, toujours sur votre bureau ! En février 2011 ?!!!
Et là je vois dans ses yeux qu'elle a compris. Elle a compris que son sourire ne la protégerait pas, que je suis à bout, que c'est officiellement devenue notre ennemi n° 1. Que si elle ouvre encore la bouche c'est au risque et péril de ses dents (qu'elle peut soigner, elle !).
Pendant que ma tête me tourne, pendant que je me retiens de prendre d'une main son bureau pour l'envoyer par la fenêtre, et ne rigolez pas, je suis sûre que vue l'état de nerf dans lequel j'étais j'en aurais eu la force, j'entends Loup lui citer les textes de loi, la menacer de porter plainte nominalement contre elle pour entrave aux soins, pour manquement à son devoir d'assistance et tout et tout.
Je me lève et lui réclame d'un ton sec tous les dossiers nous concernant. Je lui interdit dorénavant de s'occuper de nous, de même seulement prononcer notre nom.
Piquée au vif, elle me tend un dossier anorexique.
- Il y a tout là-dedans ? je lui abois !
- Je garde pour moi tous les courriers qui m'ont été adressés personnellement, qu'elle murmure comme une gosse butée qui s'attend d'un moment à l'autre à recevoir une torgnole.
Loup lui tient tête encore, lui dit que nous les obtiendrons de toutes façons par voies de recours auprès de ses supérieurs, qu'elle ne s'en tirera pas les cuisses propres et tout un tas de joyeusetés de ce genre.
Moi j'ai déjà rejoins le couloir, le hall, la porte d'entrée, la cour...
Il y a 9 jours.
Dans 2 jours nous avons un rendez-vous avec elle pour le renouvellement de notre RSA.
Elle sera accompagnée d'une psy.
Une psy...
Vous me croyez si je vous dis que j'en ai marre ? Hein ? Dites ?
























Certes tous les robinets sociaux sont fermés afin de payer les copains au pouvoir et la cohorte grandissante de leurs partenaires dans "l'opposition" - intermittent du spectacle.
Si Loup est réintégré, il devrait obtenir un poste vu la pénurie engendrée par les suppressions de poste. J'imagine qu'ils cherchent une ZEP du côté de Brest si ça existe.
J'ai entendu l'autre jour que l'EN faisait bosser des stagiaires dans la grande tradition de la formation en alternance : on parachute des jeunes payés le minimum et sans formation dans les pires classes, et ceux qui résistent un an (deux si recalé, à ce prix là on en redemande) méritent d'être intégrés.
Nous sommes devenus une race à abattre.