Vendredi 12 août 2011

38 commentaires

http://www.pakita-boudoir.com/images/illutrationbillets/sansissue.jpg  http://www.pakita-boudoir.com/images/lettrines/J.gif 'ai vidé le camping-car.

Tôt ce matin, un noeud au ventre, j'ai ressorti les valises, les sacs et j'ai enfin retiré les vêtement, les affaires de toilette, la pharmacie, le fond de cuisine, les livres, cd, et tout ce qui était là depuis le début de l'été en vue de notre départ.

Hier j'ai compris que nous ne partirions pas.
Que nous ne partirions pas comme nous l'avions prévu, tout d'abord dans l'urgence, puis plus posément, dans la réflexion.
Je voudrais que ce soit simple a expliquer... Mais en vérité, tout est bien plus complexe que ce que de simples mots peuvent exprimer.

Le Hymer n'est pas près. Je ne jette pas la pierre à Loup qui travaille dessus non-stop depuis plus d'un mois. Il n'est pas mécanicien, ni électricien... C'est juste un prof de philo qui s'est toujours démerdé pour tout réparer en apprenant sur le tas.
Mais là, trop c'est trop, la turbo, le cardan, les freins, le système électrique, le chauffage... j'en passe et j'en passe.
On s'est encore fait avoir avec ce camping-car, comme on s'était fait avoir avec notre maison, avec notre ancien camion, avec cette région, le poste de Loup en Maurienne, et tant et tant d'autres choses qui nous ont claqué dans les doigts.

Est-ce nous ?
Est-ce qu'au fond de nous nous sommes incapables d'amener quelque chose à terme ?
Est-ce que nous sommes définitivement enchaînés à nos erreurs, à notre fatigue ?

Je suis en colère. En colère contre moi.
Je suis en colère d'y avoir cru ! Oui, voilà. 
C'est la phrase qui rebondit et rebondit encore dans ma tête depuis que je me suis couchée hier, depuis que nous nous sommes disputé avec Loup, parce que c'est un sujet que nous n'arrivons plus à aborder calmement.
Trop de douleur, trop de peur, trop de déception, trop de fatigue, trop de doute, trop d'enjeu !

Nous sommes dépassés.

Et moi je me retrouve ici, avec mes projets à la poubelle, avec mon courage inutile, avec ma maison à moitié pleine à moitié vide.
Des cartons, des valises, et ce temps devant moi qui s'ouvre sans rien de précis où poser mon avenir.

J'ai envoyé mon fils à Chambéry parce que j'étais sûre de n'être plus là à la rentrée.
Et ce matin je tourne en rond dans sa chambre vide et j'ai envie de hurler !
J'attendais d'être dans le hymer avec Théo pour entamer son apprentissage de la lecture et de l'écriture.
Rien n'a vraiment été fait... toujours dans l'attente... dans l'attente de ce qui ne veut pas venir.
Septembre arrive, avec lui le contrôle de l'inspection académique,

Ce matin je ne crois plus en rien, je ne crois plus en moi, je ne crois plus en nous.
Je nous vois comme de pauvres vieux malades, à la traîne, bien trop abîmés pour rejoindre le flot, mais trop naïfs pour s'en rendre compte !

J'essaye de me dire que ce n'est pas si grave. Que je n'en suis plus à un hiver près ici !
Mais au fond de moi j'ai tant de rage, tant de colère, tant de....

Mes enfants me manquent tant !
Tout ce qui était supportable parce que mon fils était là... comment vais-je le vivre ?!
En même temps, j'ai le sentiment de l'avoir mis à l'abri.
Au moins va-t-il vraiment vivre et non plus végéter ici avec nous, dans ce marécage, dans cette boue, dans ce piège.

Je vois le camping-car par la fenêtre et je le déteste.
Comme tant d'autres projets qui nous ont claqué dans les doigts avant lui.
Il nous aura volé notre avenir, notre été, notre force.

Je ne sais même pas si je crois encore au boudoir.
Je ne ne crois plus en moi.
Et ça, c'est la première fois.

* Illustration : Harold



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commentaires

à vous

Par Ella B. le Vendredi 12 août 2011
J'ai connu ce terrible moment d'abattement récemment, tu le sais, quand je ne voyais plus mon fils sortir de sa dépression, et l'envoyer à l'hosto aurait pu être un gouffre et engrenage de plus. Il s'est avéré que non, dans la noirceur de ma vie, il y a eu l'espoir. Il va partir loin de moi aussi, si je m'écoutais, je plierais bagage rapidement. L'autre, je regardais les annonces d'emploi, et étais même prête à postuler pour un poste de secrétaire à Embrun. Puis la raison m'a calmée, malgré la peine.. Les choses prennent leur temps, surtout au niveau financier.. Je ne l'ai pas dit, mais l'argent de mon congé parental est toujours en souffrance car le père refuse de signer une attestation. J'ai aussi mis en péril mon travail, ma maison pour le soigner. Mes parents m'aident.. Mais je ne m'affole plus, je prends chaque jour comme il vient..
Repose toi un temps, mets l'idée de l'hymer de côté un temps aussi, vide ton esprit qui est focalisé sur une "seule marche à suivre", et d'autres solutions viendront à toi.. Prends du recul, détends toi.. Courage, on est là, bisous
Par shanti. le Vendredi 12 août 2011
Pakita,

Je ne regarde pas les infos, ni la télé, mais quand dans ma voiture je tombe dessus, Wouawww !! C'est dur, c'es triste, c'est noir !!
Fais le tour des blogs, des gens,... Il se passe des choses aux niveaux des énergies planétaires, c'est lourd, c'est dur de ne pas se sentir abbatu, mal, seule. Même moi je suis dans cet état en ce moment. Je suis fatiguée, je supporte pas le bruit, mes filles qui se disputent, je supporte plus les gens, je me sent faible, j'ai pas confiance ni en moi ni en rien. J'arrive à rien, alors je pleure, je me laisse aller à craquer c'est ce qui m'évite la colére.

Je comprend tes inquiétudes par rapport aux inspecteurs mais ne t'inquiéte pas trop pour septembre, c'est la rentrée ils ont autre chose à faire, après que tu es envie d'apprendre à lire et à écrire à Théo je l'entend, que tu ai envie de quitter cette région aussi. Mais tout cela n'est peut-être pas infaisable, la méthode n'était peut-être pas la bonne. Peut-être qu'effectivement tu devrais prendre le temps de vivre ça avec Loup et non séparement de lui, parce qu'au fond c'est peut-être ça qui vous fragilise, l'idée d'être séparé. Vous n'êtes pas non plus responsable d'être tombé sur des gens malhonnêtes qui vous ont refourgué ce camping car pourri, Loup fait de son mieux pour réparer tu dis mais cela n'est pas suffisant... Tu sais moi qui suis seule depuis si longtemps à tout affronter toute seule et même la solitude, j'ai juste envie de te dire de vous préserver même si je comprend qu'un couple à ses coups de gueule et ses galères c'est quand même bien d'être deux.

Je t'embrasse bien fort Pakita, prenez soin de vous.
Par marvineguerin@yahoo.fr le Vendredi 12 août 2011
Bonne continuation avec ce blog! Il est vraiment très sympa! ;)
Par Ella B. le Vendredi 12 août 2011
J'étais en train de penser à toi en marchant tout à l'heure 'les marches m'apportent toujours de bonnes lumières) et j'aurais peut être un bon conseil à te donner :

Inscris Théo au CNED pour l'année scolaire "supposée" (cours à domicile). Pour un enfant handicapé, c'est 150 euros l'année scolaire au lieu de 800, et c'est la voie légale et reconnue pour l'éducation nationale, ainsi, ils te laisseront tranquille. De plus, cela sera bien pour le placement de Théo plus tard dans un établissement adapté. Laisse le faire selon ses capacités, ainsi, tu auras des preuves pour sa future école, et aussi, où il en est pour l'individualisation. Si auj, Mathieu va rentrer dans un établissement qui lui correspond, ce n'est pas sur ma bonne foi, mais grâce aux rapports scolaires et médicaux volumineux !:-) Ainsi, tu auras l'esprit libre pour réfléchir au déménagement. Et même si tu as le coeur gros pour le grand (je te comprends), dis toi que c'est le mieux, tu peux partir le 15 oct, le 10 nov, le 19 déc...sans altérer son année !:-)) Bisous
Par Ella B. le Vendredi 12 août 2011
tu peux aussi payer le CNED en trois fois !:-)
Par jany le Vendredi 12 août 2011
à part dire je vous embrasse mais bon!
je ne sais pas quoi dire ou faire : peut être? pour aider ....et non pas question de perdre confiance en vous!
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
abattement, tu as trouvé le bon mot.
Je sais que j'en sortirai. Je sais que ce n'est qu'un autre chemin, que rien n'est fermé, qu'il y a une autre manière de s'y prendre.
Mais c'est une lourde histoire qu'est la nôtre, parsemée de voies sans issues justement.
A chaque fois je donne tout de moi et je me projette en avant pour trouver l'énergie... A chaque fois je me prend un mur.
En vérité, ce qui est le plus douloureux, c'est d'avoir pris le parti d'éloigner mon fils Harold et de me retrouver aujourd'hui, coincée ici sans lui. Il me manque terriblement.
En même temps, il n'est pas loin ! Chambéry n'est qu'à une demi-heure de chez nous.
Mais bon... c'est dur de trouver l'énergie pour reprendre pied. C'est dur de me dire que je vais encore passer un hiver dans cette maison, dans ce village, dans cette région.
Je me raccroche à l'idée qu'au moins nous serons avec Loup, que la famille ne sera pas complètement éclatée !
Je t'embrasse fort.
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
Oui ma belle, le monde est sombre et il y a mille et une raisons de déprimer et de tout voir en sombre.
La dépression est là, en permanence au-dessus de nos tête, pour peu qu'on refuse de céder au système consumériste !
Mais tu as raison, j'ai Loup, je ne suis pas seule, j'ai l'amour, j'ai une famille unie, j'ai ces choses si précieuses qui manquent à tant de gens !
Bah... c'est un coup de blues qui s'enchaine à un autre coup de blues. C'est une fatigue qui s'enchaîne à une fatigue... etc etc...
ça passera, comme à chaque fois.
Tendresse.
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
Bonjour marvine et merci pour le compliment
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
Je suis touchée que tu penses à nous comme ça.
Mais pour l'heure, pas question d'inscrire Théo au CNED. Je me sens tout à fait capable d'instruire Théo à la maison. Je veux pouvoir aller à notre rythme, à son rythme surtout.
Non, la loi est pour nous, et tant que Théo reçoit une instruction adaptée à ses capacités, je ne vois pas au nom de quoi on viendrait nous emmerder.
Nous avons remonté nos manche, fourbi nos armes.
Je suis remontée comme jamais et il n'est pas né celui qui pourra nous faire douter de notre voie.
Et puis s'il le faut, nous verrons bien. Nous pouvons toujours partir en urgence comme nous étions près de le faire en juin pour rejoindre des cieux plus cléments.
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
;-)
L'instruction à la maison est gratuite !
Bisouxxx
Par pakita le Vendredi 12 août 2011
Merci d'être toujours là Jany.
Ah ! garder confiance, c'est si dur au quotidien !
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, les heures même s'amusent à faire du yo-yo avec mes sentiments !
Mais je viens d'organiser une pièce dédiée à l'enseignement de Théo. Je lui ai montrée, il a eu l'air intéressé.
Dés demain j'instaure des moments dédiés à l'apprentissage.
Je vous tiendrai au courant bien sûr.
Je t'embrasse.
Par Nath le Vendredi 12 août 2011
Chère Pakita,

Je lis , je lis toujours avec attention, avec admiration, avec peine aussi souvent en pensant à vous...aujourd'hui, je découvre que vous ne partez pas...bon, que dire, tu as montré là un courage hors normes de tout préparer ainsi, d'être prête à partir seule avec le petit Théo...maintenant, le même courage va te revenir, je le sais sans te "connaître"...je pense qu'il est bon avant tout que tu te dises, eh bien oui, ce n'était pas cette solution là, ça en sera une autre donc...les bras de Loup resteront donc autour de toi, je rejoins une de tes "lectrices" sur le fait que finalement peut-être que rien que l'idée vous a fragilisés, et sûrement que la séparation vous aurait également fragilisés...je ne sais pas...mais ce que je crois profondèment c'est qu'il y a tant d'amour entre et autour de vous que...les choses vont se mettre en place tout doucement...s'il y a bien une chose que personne ne peut détruire, c'est celle-ci : votre lumière...

Essaie de te reposer un peu Pakita avant que de te relancer de suite dans autre chose, octroie toi quelques jours de complet repos, je crois que ce serait bien...

Je t'embrasse
Nath
Par pakita le Samedi 13 août 2011
Peut-être que cette idée d'être loin l'un de l'autre était en effet insupportable. Comme si rien ne valait ce prix ! Comme si toutes ces forces accumulées étaient sans effet lorsque nous somme séparés.
Quoi qu'il en soit, voilà, la chose ne se fera pas, en tous les cas pas comme prévue, pas maintenant.
Il faut que je l'accepte, que je me débarrasse de tout ce que j'avais construit en moi pour affronter ce départ.
C'est comme si j'avais enfilé une armure de 100 kilos, fourbis mes armes... et que je me retrouvais sans aucun ennemi à combattre !

Je fais le tour de ma maison à moitié en chantier et je me demande ce que je fais là.
J'ai empaqueté tout ce que j'ai pu qui ne manquerait pas à Loup. J'ai laissé en place ce dont il aurait eu besoin, ce qu'il aime et ce que je suis incapable de trier (son matériel informatique, ses outils et tant d'autres choses qu'il a récupérées tout au long de sa vie).
Les chambres des enfants sont pleines de cartons, les lits défaits.

Hier, j'ai aménagé la chambre de Fanny en salle de classe pour Théo, et déjà je vais mieux. Comme si je m'étais réapproprié l'espace, comme si, le fait d'organiser quelque chose de concret pour l'avenir m'aidait à reprendre pied dans ma maison.

Quant à me reposer, je le fais, ne t'inquiètes pas. Nous avons changé de lit et celui-ci me convient mieux et j'arrive à dormir un peu le matin sans que mon dos hurle !

Je t'embrasse fort
Par ppm00 le Samedi 13 août 2011
Le CNED ou un autre organisme moins prenant et moins cher. Il y a les cours pi 300€ par an, les cours Legendre 1000€ par an comme le CNED, et , EAD (Belgique, 40€/an, qui fournit juste un support papier mais ne fait pas de suivi).
D'après l'ex, l'inscription à des cours par correspondance ne protège pas dans toutes les académies, cela dépend de l'inspecteur, la doctrine est dans le BO. Elle dit aussi que les motifs se portent de plus en plus sur l'environnement car sur le fond l'instruction en famille est légale, et on ne peut rien lui reprocher en soi. Tes rats sont le truc idéal pour faire faire une crise cardiaque à un inspecteur :) et aussi un habitat atypique. So far l'ex se démerde bien pour éviter les complications alors je pense ces informations crédibles.
Pour le reste, je comprends bien que tu sois déçue, tu rêvais de t'envoler, de tourner la page, et ce n'est certainement pas la faute de Loup ni la tienne si c'est plus difficile que prévu.
Ne vous imposez pas d'objectif, l'herbe n'est pas plus verte ailleurs. Les inspecteurs changent, et d'une année sur l'autre les directives locales peuvent changer pour chaque département, déménager ne va pas forcément dans le bon sens de ce point de vue.
Et puis tout le chemin fait ... n'est plus à faire. Le cheminement vous a fait avancer, même si cela ne se compte pas en kilomètres. La pente est raide, peut-être faut-il prendre un chemin de travers, une autre voie, se reposer.
Moi je vis sans aucun projet pour le moment, et bien. Je grignote dans le jardin, je ramasse des baies de sureau et des prunelles dans la forêt. J'ai fabriqué une liqueur super bonne, avec du sirop de sureau (sambucus nigra en homéopathie) qu'il faut faire cuire pour transformer l'acide oxalique un peu toxique, et je coupe à la gnôle de prune. Un régal. J'y retourne cet après midi pour faire des confitures, le sureau se ramasse très vite même si c'est un peu plus long à égrener.
Prenez soin de vous !
Par pakita le Samedi 13 août 2011
Merde, moi qui pensais proposer à l'inspecteur l'adoption gratos de quelques rats issus de père sauvage ! mouarf... une crise cardiaque ?!! Tu me tentes là mon pp ! tu me tentes :-)

Sinon, l'environnement, qu'ils me cassent pas les couilles (oui, je sais, je peux être très crue dés qu'il s'agit de l'E.N....
Maintenant que ses frères et sœurs ne sont plus là, Théo a une chambre, une salle de classe et une salle de jeu ! Des bouquins, des jeux d'apprentissage, de sociétés, vélo, trottinette, moto...
Il a son ordinateur dont il gère le fonctionnement, jusqu'à l'installation de ses nouveaux jeux !
Bref...
Non, ce qui est plus emmerdant, c'est le centre des affaires préoccupantes, et justement, ils viennent de nous renvoyer un courrier !
Ils cherchent la petite bête, encore et encore.
Ils ne sont pas satisfaits de l'entretien qu'ils ont eu avec Loup parce que, pauvres petits, ce n'est pas comme ça que ça se passe d'habitude !
De plus, de nouveau, il sépare le fait que les affaires préoccupantes ont été diligentées par l'E.N et s'obstinent à une enquête sociale qui n'a pas lieu d'être !
Ils sont pas dans la merde, parce que tu vois, on a l'enregistrement en son entier de l'entretien du mois de juin où ils reconnaissent que, et d'une, ils n'avaient pas idée à l'époque que Théo était handicapé, et de deux que bel et bien, les affaires préoccupantes sont liées à la non scolarisation de Théo à l'école !
Bref, on est prêts à leur remettre les points sur les I s'il le faut et à se barrer en urgence si bel et bien tout ça s'avère n'être qu'une excuse pour continuer à nous chier dans les bottes.

A propos des cours par correspondance, je ne vois pas trop l'intérêt d'y adhérer dans le cas particulier de Théo !
Nous avons commencé aujourd'hui même le graphisme et il a l'air emballé !
Je ne vois pas, en tous les cas pour l'instant, ce que nous ne serions pas aptes à lui apprendre !

Payer pour ça, ça me ferait mal au cul tu vois ! déjà qu'on ne touche rien pour Théo vu qu'il n'est pas scolarisé et qu'il n'est pas suivi par une tripoté de psy qui s'amuseraient à tour de rôle à nous le bousiller.
Vous vous débrouillés seuls ! OK.... pas de blé !
Bonjour la logique.
Mais alors qu'au minimum, puisqu'on ne nous aide pas financièrement à élever notre gosse, qu'on nous foute la paix ! Faudrait peut-être choisir !

A propos de ton jardin, t'as bien raison mon pp... et je rêve de ce jour où je pourrais faire comme toi, m'isoler dans mon jardin et écouter, béate, les légumes pousser à leur allure !
Putain !!! Que ce temps me tarde !
Par mère à la noix le Dimanche 14 août 2011
Je ne sais plus ce qui est bien pour moi, ce que je me dois de faire dans ma propre vie, et lire la lassitude, le dégoût de la vie des autres,inconnus ou aminautes, me laisse béate de compassion, blanche de peur, de raisonnements,de conseils, d'idées, de mots ... Je ne saurais t'être d'aucun secours matériel, je n'ai pas de camping-car pas de mécanicien sous la main, je ne te suis d'aucun secours administratif, et la conscience de juste aimer sans avoir le pouvoir d'aider me gêne de plus en plus, ici et ailleurs. Je ne veux pas lire le deuil, la douleur,l'acharnement,l'épuisement,la dépression si je suis juste voyeur, lecteur ... Il me faut pouvoir apporter une petite, même une toute petite, pierre à la reconstruction, il me faut au moins savoir avoir les mots qui montrent le chemin, un chemin possible, une embellie.
Mais déjà je lis dans les commentaires que tu as fait de la chambre de ta fille une salle de classe, que tu as commencé le graphisme avec Théo, que tu repousses furieusement toute idée d'enseignement à distance, alors je vois que ta flamme a déjà cessé de vaciller, qu'elle est faible encore certes, mais que personne ne l'étouffera comme ça, entre deux doigts. Alors je peux venir t'embrasser et te féliciter de cette ruade ! Les "mauvais" conseils te sont salvateurs on dirait, montre-nous qu'on se trompe ! que c'est toi qui sais, qui sens ...
Je t'embrasse si fort. Merci de reprendrele "combat".
Par Nath le Dimanche 14 août 2011
Bonjour Pakita...
Je lis ci dessus que tu souffres de migraines...alors je viens vite là te conter ce que j'ai trouvé pour soulager les miennes...après être passée entre les mains de la médecine, un jour complètement par hasard j'ai découvert que la mélisse avait des vertus thérapeuthiques extraordinaires en ce qui me concerne...
D'abord en teinture-mère que j'ai du abandonner très vite ( cause ulcères nouvellement détectés, et l'alcool même là, ben ça ne fait pas bon ménage) je me suis dirigée vers la plante en vrac...eh bien, je peux te dire que si j'en bois tous les jours, les migraines se raréfient et si elles arrivent, elles sont beaucoup moins "méchantes"...rajoute à ça du romarin et de l'anis étoilé ettu seras en plus débarassée de toutes ces horribles nausées qui les accompagnent...on ne sait jamais, ça peut t'aider...
Des bisous en bouquets
Par pakita le Dimanche 14 août 2011
Je suis vraiment heureuse de te retrouver ici Sandralou !

A propos des "mauvais conseils"... je ne crois pas qu'ils puissent être mauvais, car ils permettent de se positionner, d'argumenter. Ils obligent à une plus grande clarté, à la fois dans son argumentation mais surtout dans sa propre démarche interne.

Ce qui est certain, c'est qu'en ce qui concerne Théo, je ne vois aucun organisme, aussi sérieux soit-il, qui puisse être mieux adapté que nous-même à comprendre ce dont il a besoin et comment aborder l'apprentissage avec lui.
Nous vivons avec lui chaque jour depuis sa naissance et nous savons quelles sont ses peurs, ses résistances, ses envies, ses failles.
Nous savons reconnaître lorsqu'il n'a fait que "retenir" à la place de comprendre ! Nous savons lorsque ce n'est pas le moment, lorsque à l'inverse il est en demande !
Nous connaissons ses "moteurs", ses passions. Nous reconnaissons ses déclics.
De plus et ce n'est pas un détail, il a confiance en nous !

Hier nous avons abordé les voyelles et les consonnes, l'articulation, et le graphisme avec et sans la règle.
Nous y avons passé une petite demi-heure puis j'ai senti qu'il n'arrivait plus à se concentrer alors nous sommes passé à des "jeux" : coloriage, trouver le chemin, dessins numérotés, tu vois ! En vérité, un travail fabuleux et tellement préparatif !
Et puis l'après-midi il en a redemandé !

Alors bon, je ne fais pas de plan sur la commette.
C'est tout nouveau tout beau et je sais bien que ça ne va pas être toujours gâteau, surtout que Théo a HORREUR de l'échec !
Il faut le rassurer, alléger l'ambiance, et trouver un moyen pour qu'il ai le sentiment de réussir.

Aujourd'hui, migraine en ce qui me concerne, ça va être dur dur... Mais nous devons aborder le "i" et le "y"... Et les courbes.

Alors oui c'est une embellie, car dés qu'il y a des projets, il y a de la vie ! Et même s'ils m'ont bien pourri ma joie avec leur foutue lettre des affaires préoccupantes qui nous prouve (mais était-ce encore à prouver ?) qu'ils n'allaient pas nous laisser en paix, je ne vais pas si mal.

Je t'embrasse fort moi aussi.
Je t'ai dit que j'étais heureuse de te retrouver là ? :-)
Par Nath le Dimanche 14 août 2011
La mélisse, sûr tu le trouves en pharmacie, l'anis étoilé et le romarin dans tout magasin qui a un rayon même minuscule d'herbes aromatiques...oui, je les prends en tisane, trois fois par jour......j'en étais à l'efferalgan 1g avec la compagnie des triptans, la codeïne, je n'ai jamais pu, ça m'a toujours rendue malade...si vous avez des difficultés à en trouver, dis le moi, je vous en enverrai d'ici avec un immense plaisir...d'ici là, j'espère que celle qui taraude ta tête n'est pas trop méchante...
Par pakita le Dimanche 14 août 2011
:-) merci pour les conseils !
Je ne sais pas trop où je vais trouver ces plantes ! Mais je vais me renseigner. Tu les bois en tisanes ?
C'est vrai que ce sera plus soft que ce que nous prenons (Loup est migraineux comme moi). Nous prenons ce qu'on appelle un "cocktail" c'est à dire 1 gr d'*efferalgan* et 0,5 gr de *dafalgan* codéïné... ça décape ! mais souvent ça met la migraine à terre.
Quant à moi, je ne pourrais plus vivre sans mes lunettes de soleil bleues ! Elle sont mon bouclier contre l'agressivité de la lumière.
Par pakita le Dimanche 14 août 2011
ok ! Je regarderai tout ça lundi ! Et te tiendrai au courant.
Hihi, j'ai du mal à imaginer Loup en train de siroter ses tisanes :-) M'est avis qu'il va s'en tenir à son cocktail perso... Pfff... les hommes !!!
La migraine d'aujourd'hui semble venir d'une pression atmosphérique un peu duraille... En général ce sont des migraines que je me traine toute la journée mais qui ne sont pas trop aigües. Pour dire, je n'ai même encore rien pris pour tenter de la faire passer tant je n'y crois pas.
Je ne sais pas si tes tisanes sont buvables ! Mais notre cocktail est littéralement répugnant !!
Quand j'étais petite et que j’avalais un médicament que je trouvais mauvais, ma mère avait toujours cette petite phrase que je n'ai jamais oublié depuis (et que très certainement j'ai sortie moi-même à mes enfants) :
"Plus c'est mauvais, plus c'est bon" !
pfff...
Par Nath le Dimanche 14 août 2011
Rires, oui, cette phrase là, j'ai du l'entendre aussi dans ma petite enfance et avaler des trucs complètement insipides...si le gout ne te plaît pas ( moi, ça va , je le trouve même plutôt agréable grâce à l'anis étoilé, tu mets un peu de miel ou une ou deux feuilles de menthe...)
Rires, oui, tu me diras si tu as grimacé ou si tu t'es régalée/

Bisous de confort
Nath
Par -Selma- le Lundi 15 août 2011
Bonjour Pakita

Depuis ton billet j'ai lu dans tes comms que tu as déjà su rebondir.
Quelle tristesse malgré tout d'avoir essayé pendant des semaines de faire de ce camion une jolie maison à roulettes. Ce n'est que partie remise et vous partirez bientôt TOUS ensemble.

J'espère juste que la brouille avec Loup n'aura pas duré et que vous profitez de vos retrouvailles sans qu'il n'y ai eu de départ

Je t'embrasse

PS : tu nous donnes des nouvelles des ratounets?
Par pakita le Lundi 15 août 2011
Bon ben... on est le 15 aout alors ce ne sera pas pour aujourd'hui la mixture de grand-même :-)
Depuis la migraine m'a lâché la jambe et c'est pas dommage comme dirait l'autre !
Bisoux
Par pakita le Lundi 15 août 2011
en vérité, c'est un peu le yo-yo ici... un coup je pars, un coup je pars pas...
J'avoue que je n'ose plus rien dire ni même trop y réfléchir !
Le dernier courrier que nous avons reçu nous inquiète. Logiquement ils devraient nous lâcher ! Leur erreur est flagrante et l'action des affaires préoccupante diligentée contre nous a été fait d'après des renseignements erronés ! Depuis, nous avons donné toutes les informations et une enquête n'a plus lieu d'être !
Or ils continuent, comme si de rien n'était.
Ce n'est pas pour nous rassurer, surtout lorsqu'on sait avec quel acharnement ils se sont employé à nous pourrir la vie depuis des années maintenant.
Bref, on se tient prêts quand même.
J'avoue que pour le moral c'est vraiment dur.

Sinon, la dispute a passé bien sûr. Comme toujours, c'est juste nos nerfs et notre fatigue qui s'expriment. On ne supporte pas de se disputer trop longtemps. On a trop besoin l'un de l'autre. Et puis Théo est là, au milieu. Ce n'est pas un bon exemple à lui donner, nous qui lui apprenons justement à se calmer le plus rapidement possible.

Les 14 ratons vont très biens. Ils pètent le feu à vrai dire ! Jamais nous n'avons vu des bébés rats aussi toniques !
A à peine 15 jours, ils courent déjà dans tous les sens et commencent même à goûter à la nourriture solide ! La maman commence à fatiguer ! T'imagines ! 14 gamins à nourrir ! Elle en a toujours un pendu à ses tétines. Pauvre louloutte ! Mais elle s'en sort bien.
Il faut vraiment que je prenne le temps de mettre mon blog des rats de pakita à jour ! Mais pour cela, il me faut parler des décès de mes rats d'amour, dont Teddy. Et c'est encore trop douloureux.
En attendant, pour toi, quelques photos :

http://storage.canalblog.com/96/62/542921/67390607.jpg

http://storage.canalblog.com/86/08/542921/67390646.jpg
Par Anouchka. le Mardi 16 août 2011
Pff je ne sais pas quoi dire !! J'ai connu ces moments d'abattement profonds, pourtant je sais que derrière ces moments terribles il y a toujours une solution, une éclaircie, une issue...J'espère que tu trouveras, je suis déçue c'est vrai, j'étais déjà un peu partie avec toi..
Bon courage ma douce, bises de soutien et de tendresse
Par pakita le Mardi 16 août 2011
Bah... va savoir, comme tournent les choses ici, les dés ne sont pas encore jetés !
J'ai décidé d'arrêter de me projeter dans l'avenir, ça m'use inutilement, ça me fragilise.
Nous somme le 16 aout et j'ai le sentiment de n'avoir pas eu d'été ! toute occupée que j'étais à attendre. Attendre quoi ? Partir ?
Mais en attendant je suis là et je dois vivre et m'occuper de Théo.
et des cartons... et des ratons... et de la maison... et... ok, j'arrête ;-)
Je t'embrasse.
Par julia heim le Mardi 16 août 2011
... Long soupir ...

Je suis venue plusieurs fois et chaque fois je suis repartie sans rien dire parce que les mots me semblaient "inutiles", tellement dérisoires, même si je sais que leur simple existence démontre un intérêt et une présence qui peut-être plus ou moins réconfortante dans ces moments d’extrême abattement et découragement, de solitude existentielle...

Alors que dire? :)

Ouais c'est la merde, la grosse merde cette putain de vie dans laquelle vous êtes prisonniers depuis tant d'année. C'est désespérant et d'une violence inouïe, ces combats incessants, cette boue où "l'on veux" vous couler,cette angoisse permanente, cette fatigue inhumaine qui torture le corps et l'esprit et ravage la foi...cette lassitude profonde qui teinte les matins d'"à quoi bon?"...cette colère que l'on déteste et qui nous trompe nous laissant imaginer une force alors qu'elle n'est que le dégoût porté à son paroxisme et chargé des hurlements d'injustice et de cette peur immonde du temps qui passe et de la vie qui fuit, du bonheur si fragile qui ne tient que dans l'écrin de cet amour qui vous unit dans l'adversité et qui lui aussi fini par être malmené et blessé de ne pouvoir se vivre sous des cieux cléments et ensoleillés et dans la paix banale d'une vie lambda qui pour vous serait un luxe merveilleux mais inaccessible encore...

J'en aurais des mots pour décrire cet ensemble toxique d'émotions et de sentiment qui te dévalisent l'âme et le coeur, le corps et l'esprit... Ce magma qui te possède, qui joue avec tes nerfs, ta patience, ta force et le peu d'espoir et de foi qui subsistent encore.

Tu es comme une bête traquée, une louve affaiblie et affamée, courbaturée de douleurs lancinantes et diverses, aux aguets, pleine d'une vie qui se perd et qui hurle la méfiance insoutenable envers son environnement et qui renie avec une souffrance teintée de rage et de douleur le monde qui l'exclue, sa condition dénaturée...

Pourtant il y a une vie qui subsiste et qui t'appartient, qui dépend de toi et cette contradiction là est comme un abîme d'une angoisse sans fond parfois... Parce que cette vie même dépend encore de ton courtage et de tes forces pour subsister du peu d’énergie et de bienveillance qu'elle reçoit en dehors de ton corps, de ton coeur, de ton âme... Ce n'est pas la vie autour qui serait simple et "correct" qui te donne des forces mais bien toi si meurtrie qui doit nourrir cette minuscule flamme encore en toi... Ce paradoxe là, intervient chez tous de façon ponctuelle dans les coups durs, chez toi c'est un état permanent qui rajoute à tous les coups reçus, à toutes les entraves devant toi, à tous les pièges mesquin tendus dans ton dos...

Alors comment ne pas être dans l'état où tu es, comment ne pas perdre la tête devant ce labyrinthe d'horreur que le système t'oblige à parcourir... Comment de pas maudire la terre, le monde les hommes les dieux les textes et les planètes de ce "destin" de parias??? Comment trouver le sens à tout ça, comment avoir encore assez de force pour croire à des instants meilleurs, à une vie digne de ce nom, à un eldorado tout simple et humble où reposer sa carcasse enfin avant la fin ??

C'est très dur... c'est un défi énorme et presque inhumain... c'est une question qui devient horriblement ridicule, douloureusement pathétique parfois...des réponses sur lesquelles on crache y refusant une symbolique intellectuellement noble beaucoup trop douloureuse pour y trouver comme les mystiques une compensation spirituelle qui délivre... quand on est intellectuel, pétris de lettres, de pensées philosophique, de mots et d'idéaux sociétales.. cette vie là est un affront, comme l'humiliation suprême à la connaissance et à la volonté humaine qui nous habite...

Alors je pourrais repartir dans des discours de rebelle, de résistant.. mais tu connais mes points de vue et je connais les tiens/vôtres... et je sais qu'à ce stade t'as juste envie de hurler ta haine, ton épuisement et d'envoyer tout chier, juste qu'on te foute la paix... alors je ne dirais rien de tout ça...

Juste "en- vie" de te chuchoter tendrement : tu n'as pas le choix. Tu dois continuer le combat. Laisse tes émotions et tes douleurs s'exprimer. Sois bienveillante pour toi-même. Préserve ta "vie" intérieure (elle a besoin de toi plus que jamais)et c'est la seule chose qui t'appartient vraiment, préserve la foi nécessaire à la convalescence de "ta petite vie flamme à l’intérieur"... :) essaie de créer des petits mondes à l'intérieur du gros monde qui te dévore.
Et puis il y a Théo par qui indirectement les choses arrivent et pour qui tu les repousses.Ce témoignage que tu feras un jour (et ce jour est proche) et qui te permettra de renouer avec l'humanité en apportant ton aide.

Cet "ex-départ en urgence" est une charnière. Il est repoussé. Seulement repoussé. Cette région tu la hais, et le soleil t’échappe et c'est tellement douloureux quand on s'est nourri d'ailleurs en rêve et que l'on a vécu tendue d'espoir pendant de longs mois et croulant sous les tâches diverses (une vie comme ça c'est tellement lourd de papiers noirs...)Mais ce passage là n'est pas inutile il a forgé les espoirs les courages et les motivations futures, il a dessiné et débroussaillé les chemins de demain... :)

Demain ce n'est que quelques matins... et le matin tu ouvres les yeux dans les bras de ton homme. Cette présence là est inestimable. L'un pour l'autre, c'est ce qui vous sauve! :)

Pardon d'avoir été aussi longue.et encore une fois d'avoir déversé brut mon ressenti.:S J'hésite à poster en privé... mais ici c'est un peu l'endroit où tu es le plus proche pour nous autres... ;)

Je t'embrasse en fermant les yeux, j’espère que les ondes humaines passent... Mes amitiés à Loup et un gros bisous à Théo.
Par pakita le Mardi 16 août 2011
Julia,
Je lis ton commentaire, encore et encore et je me dis que jamais je n’aurais su mieux expliquer ce qu’il en est au fond de moi.
Je le lis à Loup. Je lui explique, à travers tes mots où j’en suis exactement !
Ça faisait des jours que je n’arrivais plus à lui faire comprendre dans quel état j’étais ! A quel point je suis laminée, à quel point le doute me ronge de toutes les manières possibles.
Et je trouve dans tes mots tout ce qu’il faut ! Tout ce qu’il faut pour expliquer, pour ressentir et aussi, pour retrouver une issue !
Tu viens d’allumer une lumière rassurante dans le sombre de ma vie. Tu viens d’écarter les branches touffues et épineuses qui cachaient le chemin. Tu viens de m’envoyer une bouffée d’air frais, un rayon de soleil, un chant d’oiseau, un rire d’enfant.
Merci Julia. De savoir si bien lire, si bien dire, si bien ressentir !
Je ne sais plus grand-chose de moi.
Je me crois courageuse mais lâche, solide mais fragile, battante mais fuyante !
Je me crois aimante mais égoïste, vivante mais morte tout au fond.

Les jours passent et les nuits si peu réparatrices.
Je voudrais rester tout autant que partir.
Je voudrais être demain.
Je voudrais être vieille et avoir l’excuse de l’âge pour qu’on ne me demande plus rien.
Je voudrais être plus jeune et avoir la force de grimper la montagne en une foulée comme je le faisais il y a peu encore !
Je voudrais être seule, n’avoir plus aucun compte à rendre, n’avoir aucun regard posé sur moi.
Je voudrais être entourée de tous ceux que j’aime et poser ma vie auprès d’eux. Profiter de leurs forces vives. Me dire que je fais partie d’eux.
Je voudrais que mes enfants soient là, me baigner du matin au soir dans leur beauté et leur amour.
Je voudrais qu’ils soient indépendants, libres, pour n’avoir plus aucun soucis à me faire.

Je regarde Théo grandir et je retrouve en lui tous les paradoxes qui m’habitent !
Je le vois progresser et en même temps son handicap s’afficher plus clairement sur lui.
Je vois ses yeux s’ouvrir sur le monde et pourtant son monde intérieur l’emprisonner et l’empêcher de nous rejoindre vraiment.
J’avoue qu’une partie de moi se réjoui de le voir ainsi ne pas suivre à grandes enjambées inconscientes ce monde qui me répugne. Est-ce que son autisme le protège ? Est-ce grâce à lui, cette souffrance qui habite notre famille depuis de longue années glisse sur lui sans laisser de trace ?

Ah… tant de questions ma Julia ! Tant de questions !

Tu sais j’aime bien qu’on vienne me parler au boudoir. Je crois que tu as vu juste là aussi. Il me semble effectivement être plus près de vous dans ces murs que j’ai fabriqués.
Je ne serais pas t’expliquer vraiment pourquoi. C’est un peu comme un cocon. Il y a ici toute l’histoire, toutes les confidences et tellement de signes d’humanité de tous ceux qui sont venu apporter leur soutien, leur sensibilité.

Je t’embrasse fort. Loup se joint à moi.
Par géraldine le Mardi 16 août 2011
Ma belle, je ne trouve pas de mots, je ne sais pas quoi écrire, juste, je pense à toi, à vous et je t'envoie toute mon admiration, ma tendresse pour te, vous réconforter. je t'embrasse très affectueusement.
Par -Selma- le Mardi 16 août 2011
Juste te faire un bisou et dire merci pour les photos des Ratons, ils sont adorables!! La pauvre petite maman, vivement qu'ils soient sevrés. Tu ne peux pas l'enlever de sa cage quelques instants chaque jour pour qu'elle se repose?

Ne crois pas que je me désintéresse de tout le reste mais je ne trouve pas les mots pour te soulager, mais mes pensées sont sincères et pleines d'affection pour toi.

Je t'embrasse fort
Par pakita le Mardi 16 août 2011
Merci géraldine.
Aujourd'hui, grand beau. Nous avons mangé dans le camping-car, histoire qu'il ne devienne pas notre ennemi. Théo était tout content.
Pendant que j'écris, Loup se bagarre avec les freins.
Pauvre Loup qui aura passé son été comme mécano alors qu'il y a tant de belles choses à faire !
Je t'embrasse.
Par pakita le Mardi 16 août 2011
Tu sais, même si je sais que beaucoup de gens ne pourrons pas comprendre, le fait de laisser mes rats derrière moi, notamment la portée de Dakota est aussi douloureux que tout le reste et m'angoisse terriblement !
Ce n'est pas parce que notre vie part en vrac que mes rats sont moins importants pour moi ! J'ai même envie de dire que c'est l'inverse.
Ils sont toujours là, toujours présents, toujours tendre ! Ils ne demande rien d'autre qu'on s'occupe d'eux, qu'on reste responsable de leur vie si fragile !
Ces bébés, ce n'était vraiment pas le moment qu'ils débarquent, c'est sûr. Mais ils sont là et j'ai pour eux autant de tendresse et d'émotion que pour tous ceux qui sont arrivé avant eux !
Tiens, juste pour rire. Regarde un peu la technique que Dakota a trouvé pour nourrir tout son petit monde tout en luttant contre une chaleur quasi insoutenable !

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Tendresse
Par Sophie le Jeudi 18 août 2011
Paki jolie, j'aimerais pouvoir te redonner du courage. Repose toi, reprends pied doucement dans cette réalité si difficile, tu as toujours tout affronté avec tant d'énergie, je sais que celle-ci ne te fera pas défaut. Il y a l'amour des tiens, c'est quelque chose qu'on ne pourra jamais t'enlever, c'est l'amour, ta maison... Tu y arriveras, j'en suis sûre, à concrétiser tes projets de départ, ce n'est qu'une péripétie de plus, tu verras.
Je t'embrasse affectueusement, belle amie.
Par manoudanslaforet le Jeudi 18 août 2011
Peut être est le destin qui a décidé que ce n'était pas le moment de partir, de vous séparer.... En tout cas je vois que le moral remonte et je l'espère pour vous tous.... je t'envoie milles bisous à partager...
Par pakita le Jeudi 18 août 2011
Ah comme je suis contente de te trouver là !
De l'énergie... du courage...
Le problème étant de savoir ce qu'on peut ou non maîtriser... et c'est bien NOTRE problème !
Comment savoir si septembre est un réel danger pour nous ? Comment en avoir l'assurance ?
Car le doute n'est pas possible. Théo ne peut faire les frais d'une erreur de jugement, d'une fatigue aussi justifiée soit-elle.
Mais nous ne sommes pas sur-humains, c'est la leçon que nous devons retenir de cet été je crois.
Il y a des éléments contre lesquels même notre plus farouche volonté ne peut rien.
Alors d'ici là... trouvons la force en effet.
C'est drôle car au moment où tu venais me rendre visite, j'étais en train de citer ton nom dans mon dernier billet. ;-)
Tendresse
Par pakita le Jeudi 18 août 2011
Merci pour tes voeux manou et pour tes souhaits.
Bah... je ne crois pas au destin... enfin, il me semble ! En même temps je ne cesse de dire que la chance nous a déserté ! La chance, la malchance... est-ce une des formes du destin ?
Quoi qu'il en soit, oui, je reprends un peu confiance. Et dans une heure à peine je vais chercher une de mes filles qui vient passer la soirée à la maison. Rien que ça me redonne illico le sourire. Il n'y a pas meilleur remède.
Je t'embrasse.
 

à vous









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