
* édit du 1er mai.
Je vous invite à lire ce magnifique texte de Sophie, qui explique si bien les dérives actuelles et surtout expose avec intelligence et humanité les fondements nécessaires à une société juste et équilibrée. Un visage de sable
omme vous le savez si vous me lisez régulièrement, nous avons, il y a peu, écrit un courrier aux services sociaux chargés de gérer à la fois nos déboires avec le système de santé, mais également nos dossiers RSA.Pour ceux qu'un courrier de 3 pages qui pète la gueule officiellement ne rebute pas, c'est ICI
Je ne vous cite ici que la dernière phrase :
"Il me semble qu’au minimum, il n’est pas scandaleux au vu des très graves erreurs et préjudices subis par notre famille dans cette gestion catastrophique de notre situation, on doive attendre des excuses et une attitude bienveillante…et non s’exposer à des remontrances ou à des attitudes revanchardes".
Voici leur réponse au courrier d'hier :
Madame, Monsieur,
Je vous informe de la saisine du Procureur de la République pour défaut d'instruction d'un mineur soumis à l'obligation scolaire concernant votre fils Théo.
***
Alors maintenant, je le demande.
S'il y a parmi les lecteurs du boudoir, des juristes, des assistantes sociales, des médecins... toutes personnes possédant un minimum d'humanité couplé du pouvoir de nous venir en aide, ce n'est pas interdit de m'écrire et de nous conseiller avant que nous envoyons tout ce beau monde se faire pendre ailleurs.
Nous sommes à deux doigts de faire nos valises et de nous évanouir dans la nature.
Parce que là, vraiment... on est à bout !
Ce même jour au courrier, nous recevions, ENFIN, après plus de 3 ans de combat, notre droit à l'accès à la CMU-Complémentaire.
Enfin, nous avons trouvé sur Montpellier une école qui correspond en tous points à ce que nous recherchons pour notre fils.
Enfin, nous pouvions emmener Théo voir l'orthophoniste, une psychomotricienne ! Lui faire refaire des nouvelles lunettes.
Enfin, nous allions pouvoir nous faire soigner ! retrouver des forces.
Mais jamais nous n'avons la paix ! Jamais !
Il est si facile d'acculer une famille contre le mur et ensuite l'accuser d'immobilisme.
Il est si facile de taper jusqu'à n'en plus pouvoir et de nous accuser de crier.
Il est si facile de juste nous nier, nous réduire à rien... nous et nos enfants. Pour ensuite nous traiter de mauvais parents.
Comment pourrions-nous nous relever si à chacun de nos pas nous recevons des poids de plus en plus lourds sur les épaules ?
A quoi servent ces journées à l'étang avec mon fils, si par derrière, ils fomentent des plans pour nous l'enlever ?

























Je n'y connais rien en droit, mais pour autant, en matière d'instruction, les textes disent les choses suivantes :
"L’instruction dans la famille, qui fait l’objet d’un régime déclaratif, doit revêtir un caractère exceptionnel, répondant en particulier aux cas d’enfants malades ou handicapés ou à certaines situations particulières. Elle doit donner lieu à une déclaration préalable.
Les personnes responsables d’un enfant âgé de six ans dans l’année civile et de moins de seize ans doivent, dès la rentrée scolaire, le faire inscrire dans un établissement scolaire ou déclarer que l’enfant sera instruit dans la famille. Lorsqu’il reçoit la déclaration d’instruction dans la famille, l’inspecteur d’académie en accuse réception, informant les intéressés des conséquences du choix effectué, et délivre une attestation d’instruction dans la famille, qui pourra être présentée à l’organisme débiteur de prestations familiales.
Le constat du défaut de déclaration d’instruction dans la famille impose à l’autorité académique de faire diligenter en urgence un contrôle.
C’est pourquoi les maires et les inspecteurs d’académie doivent se rapprocher pour rechercher les situations d’enfants qui n’auraient pas été inscrits dans un établissement scolaire, sans pour autant avoir fait l’objet d’une déclaration d’instruction dans la famille auprès du maire.
Parallèlement, l’omission déclarative constituant une infraction pénale doit être signalée au Parquet par toute autorité municipale ou académique qui en aura connaissance."
Je vais peut-être dire une bêtise, mais ne serait-il pas utile de se rapprocher de l'inspection académique, pour couper l'herbe sous le pied à cette saisine du Procureur ?...
Et ton avocat ? C'est le moment où jamais qu'il se montre efficace !
Tiens le coup, Paki, on est là.